lundi 28 mai 2018

LE VAUCLUSE : SORTIE DU JEUDI 24 MAI 2018


 FONTAINE DE VAUCLUSE

La Sorgue
remous sur la Sorgue



La roue du moulin à papier



Maillets du moulin à papier


LE VILLAGE DES BORIES

Le Village des Bories, restauré entre 1969 et 1976, nous apparaît tel qu'il s'élevait lorsque ses derniers habitants l'abandonnèrent au début du XIXème siècle.
Fouloirs et bergerie
Autour de l'habitation souvent composée d'une seule pièce, des constructions attenantes : soue, bergerie, four...
murs d'enclos
L'espace s'étend autour d'une grande aire de foulage délimitée par des murs bâtis à sec dont les pierres de la dernière rangée sont posées verticalement, faisant poids pour maintenir l'ensemble et rendant ces séparations infranchissables par les animaux à sabots.
Ces beaux murs d'une longueur impressionnante, semblent délimiter le village et matérialiser des voies de passage.

Les bories sont construites selon le principe de la fausse voûte en encorbellement.
Les pierres sont posées à sec (sans mortier), inclinées vers l'extérieur afin de favoriser le ruissellement de la pluie et d'assurer l'étanchéité.
Avant que ne soit atteint le point de perte d'équilibre, des dalles sont posées à plat, elles-mêmes chargées de plusieurs épaisseurs de lauzes.

La construction de cet habitat utilisant la pierre trouvée sur place s'est perpétué jusqu'au XIXème siècle.
L'origine des Bories remonterait aux Ligures qui peuplaient la région plusieurs siècles avant notre ère.

N.B.* Masculin ou féminin ( Bori Boris Borie) les trois orthographes et les deux genres sont admis.






SUR LE CHEMIN DE L'OCRE
OCRE est un nom féminin : Une ocre.
Chemin des ocres Roussillon

La production d'ocre, en France s'est d'abord développée dans l'Yonne. Bien que le gisement soit d'une faible épaisseur, les voies navigables à proximité facilitaient son commerce.
C'est l'arrivée du chemin de fer à Apt en 1877, qui a permis la diffusion des ocres du Vaucluse et qui a supplanté celle de l'Yonne.
Cheminées des fées

Malgré l'échec d'un premier convoi - un wagon rempli d'ocre en vrac, arrivé vide à destination ! - l'exploitation des ocres s'est fortement développée sur les sites vauclusiens.
L'ocre a alors été conditionnée en tonneaux étanches pour être acheminée par voie ferrée.

Rustrel
La production a atteint 40 000 tonnes en 1929
2 000 t en 1971 ; 1 000 t en 2002
La Société des Ocres de France reprise par Gilbert GUIGOU en 1973 existe toujours et produira 800 t en 2018 à Gargas.

L'exploitation se faisait à ciel ouvert ou en galeries comme à Gargas.

L'extraction de l'ocre se faisait par lavage. La matière liquide débarrassée du sable était placée dans des bassins de décantation et mise au séchage jusqu'au  mois d'août. Les blocs séchés étaient ensuite passés au broyage.


Vue sur le Colorado de Rustrel
Cette histoire qui débute au Crétacé inférieur ( 145 – 97 Ma) est complexe. La région d'Apt est alors recouverte par une mer peu profonde. Sur le fond de cette mer vont s'accumuler des sables, des argiles et des squelettes d'animaux marins ( huîtres, oursins …)

Au contact de l'eau de mer, l'argile se transforme en une autre variété : la glauconie, colorée en vert par le fer ferreux. La sédimentation de tous ces matériaux aboutit à un grès vert.

Beaucoup plus tard dans le temps, au Crétacé supérieur ( 97 – 65 Ma), le fond de la mer se soulève et émerge. Les grès glauconieux se trouvent alors soumis à un climat tropical-équatorial, chaud et très humide qui va les modifier :
1)    le calcaire des organismes marins qui cimentait le grès disparaît.
2)    le sable siliceux, très résistant reste à peu près intact.
3)    La glauconie libère le fer qui s'oxyde et prend alors selon son degrè d'hydratation, des couleurs vives qui s'échelonnent du jaune vif au brun lie de vin. Le fer cristallise sous forme de goethite.
4)    La glauconie elle-même se transforme en un nouveau minéral argileux : la kaolinite, moins riche en silice, plus stable, naturellement blanche.
5)     
Toues ces transformations se sont faites sur de très longues périodes et ont abouti à une épaisse formation constituée de sable enrobé de kaolinie, colorée par la goéthite. C'est cette argile colorée qui forme l'ocre.

Les sables ocreux seront au cours de l'ère tertiaire recouverts par d'autres dépôts et ainsi protégés. L'élimination de ces dépôts se fera sous l'action des climats très érosifs du Quaternaire, permettant ainsi aux sables ocreux d'affleurer à nouveau.

Il suffira alors de laver ce sable argileux, pour séparer les deux composants. C'est l'industrie de l'ocre.
                                                                                                  J. Mazet
texte : Sylviane, J. Claude  Photos : Sylviane


vendredi 18 mai 2018

LE PARC BORELY : Sortie du jeudi 17 mai 2018

La roseraie :










De très belles variétés de roses. On ne peut que regretter le manque d'entretien du lieu, envahi par les mauvaises herbes.
Le musée : 







 De très jolies pièces associées à des robes de grands couturiers.

Le parc botanique :









De nombreuses variétés de plantes mais les étiquettes sont souvent mal placées. Dommage !
On aurait souhaité connaître le nom français en plus du nom latin.

Les animaux :








La fée de l'Huveaune :


photos : Rémy

samedi 31 mars 2018

JOYEUSES PAQUES

Toute l'équipe de l'ASPA vous souhaite de 
JOYEUSES PAQUES !


samedi 24 mars 2018

SORTIE DU VENDREDI 23 MARS 2018 : COTIGNAC et ses environs


Ce vendredi matin 23 mars, départ des 3 voitures pour Cotignac.
C’est est un village de caractère, situé à 230 m d'altitude, au coeur de la moyenne Provence, dans l'arrière - pays varois. Il se dresse de façon spectaculaire au pied d'un haut rocher de tuf.
Les maisons de pierres aux façades des XVIème et XVIIème siècles, restaurées avec goût, sont décorées dans un style typiquement provençal. A même la falaise, les habitations troglodytiques, ont un charme particulier. 




Du haut du rocher on peut admirer un panorama magnifique sur les toits du village, sur les collines en « restanques » plantées d’oliviers, de cyprès, de pins et de chênes.


Les ruelles étroites et les calades débouchant sur de petites places, les nombreuses fontaines qui offrent une eau claire procurent un charme paisible et donnent beaucoup de cachet au village.



















Au fil de notre promenade nous avons pu admirer :
-          Le campanile :
En fer forgé, comme souvent en Provence afin d’éviter que le mistral ne le casse, il est de forme solaire. Il était surmonté de fleurs de lys qui ont été enlevées à la Révolution par deux révolutionnaires régionaux : Barras et Fréron. 
-          L’hôtel de ville :
En 1555, il y avait dans cet immeuble un four à pain au rez-de-chaussée et l’appartement du fournier au premier étage. Cependant, la chaleur dégagée par le four rendait l’appartement inhabitable. Si bien qu’en 1558, on déménagea le four à pain et on conserva cet immeuble pour en faire la salle commune. Il a ensuite été agrandi de plusieurs étages. Restauré en 1999, on a retrouvé dans le hall des vestiges de moulin à huile qui ont été entièrement remis en valeur.

 -              Le lavoir du cours
Il date du XIXème siècle. Il est alimenté par les eaux de la fontaine des 4 saisons et de la fontaine de la Cascade. Il a été entièrement restauré en 2002 et les pierres d’origine ont été remises en valeur.
Retour aux véhicules pour se diriger vers Sillans la cascade. Ce charmant village est situé à 20 mn du Lac de Ste Croix et 60 mn du bord de mer. 
Par sa rivière, ses opulents ombrages, ses cascades et ses vastes prairies, il a beaucoup d'attraits pour séduire les visiteurs.
Une agréable promenade de 800m mène à une splendide chute de 42m de haut. 



Ce sont les eaux de la Bresque grossies par celles de la belle source du château de Bresc et du vallon de l'Ourc qui se précipitent dans un petit lac tourbillonnant. Un magnifique arc-en-ciel se déploie sous nos yeux.










Après cette petite marche bien agréable, nous reprenons les voitures en direction de Villecroze.
Nous nous arrêtons près de l’office du tourisme et nous dirigeons vers le parc municipal où 2 tables nous attendent pour piqueniquer. Le site arboré est magnifique.














Une cascade de 35 mètres de hauteur arrose cet écrin de verdure.
Niché au pied de la falaise de tuf, il s’étend sur 2 hectares et demi au pied des collines calcaires dans lesquelles ont été aménagées des grottes. Le temps est magnifique. Le soleil darde ses rayons printaniers. Nous avons largement le temps d’apprécier notre café !







Ensuite nous refermons nos sacs et direction le château d’Entrecasteaux.


Cet imposant édifice, ancienne forteresse du XIème siècle, remanié au cours des XVème, XVIème et XVIIIème siècles, est un chef-d’œuvre de l’architecture provençale.
Après avoir longé le jardin dessiné par Le Nôtre et son labyrinthe de buis, nous prenons la rampe d’accès dallée qui nous mène devant l’entrée actuelle.


La guide nous accueille et la visite commence par la grande terrasse exposée au nord surplombant une glacière en rotonde du XVIIIème siècle. 

Après avoir franchi l’énorme porte d’origine, volée et récupérée chez un antiquaire de la région,


nous nous dirigeons vers les salles d’armes, de garde et vers les oubliettes. Puis nous passerons dans les cuisines du 16ème siècle, les cabinets de curiosités, le salon de musique baroque, la chambre de la marquise avec son baldaquin, la bibliothèque, la suite orientale, le salon Louis XIV, les ferronneries du 17ème siècle, le salon Empire et le théâtre. 
















Nous apprenons que de grands personnages y vécurent : François de Grignan, gendre de Madame de Sévigné. Elle même y séjourna. L’Amiral Bruny d’Entrecasteaux, né au château en 1737 et envoyé par Louis XVI à la recherche de la Pérouse, dans le pacifique sud. Il partit en 1791 et mourut du scorbut et de dysenterie le 20 juillet 1793. Jean Baptiste, marquis d’Entrecasteaux, né en 1761, qui assassina sa femme en 1784.
En 1974, après plusieurs décennies d'abandon, le château fut restauré par le peintre britannique Hugh Ian Macgarvie-Munn qui, jusqu'à son décès en 1981, le transforma en partie en musée. C'est grâce à ses efforts, ainsi qu'à ceux de son fils et son épouse, qu'en 1988 le château fut classé monument historique et qu'il est devenu une attraction touristique. Son propriétaire actuel, Alain Gayral, a effectué des restaurations minutieuses afin de le réhabiliter entièrement. 



















Le bâtiment est couronné d’une génoise à quatre rangs.
La visite terminée nous prenons congé de notre guide (et de la chatte qui nous a accompagnés) et décidons d’aller voir de plus près la glacière en rotonde. 

Puis nous continuons notre chemin en passant devant l’ancien moulin à huile, les vestiges de l’antique roue à aube qui distribuait l’eau aux étages du château. Enfin, nous retrouvons nos véhicules pour rentrer.
Magnifique journée, chaude et ensoleillée, riche d’enseignements !
                                                                                                   texte : Chriss  Photos : Rémy