vendredi 5 juillet 2019

BONNES VACANCES

Bel été à tous !
Rendez-vous en Septembre !


JOURNEE CONVIVIALE : VENDREDI 28 JUIN 2019

17 personnes se sont inscrites pour participer à la journée conviviale. Uniquement 16 seront présentes. Pour les téméraires qui n’ont pas peur d’affronter la canicule, la journée commence par la visite du musée de la mine à Gréasque.
Ce bâtiment se trouve sur l’ancien carreau du puits Hély d’Oissel qui a fonctionné de 1919 à 1962 et a battu le prix de productivité en France trois années d’affilée à partir de 1950. Il est profond de 450m. Il porte le nom d’Etienne Emile Hély d’Oissel, président du conseil d’administration de la Société Nouvelle de Charbonnages des Bouches du Rhône pendant son fonçage (1912).


Dès notre arrivée, on peut remarquer : une partie des véhicules qui étaient utilisés au fond des mines,  le chevalement du puits qui trône à 25 m 50 de hauteur, l’une des cages d’ascenseurs qui servait à faire descendre ou remonter une cinquantaine d’hommes mais aussi le charbon.
























Le musée présente l’évolution des techniques et de l’outillage usuel (lampes, casques…), le matériel et l’histoire des exploitations, la salle des machines, les systèmes de sécurité (ancien et contemporain), les conditions de travail à la fois des mineurs mais aussi des femmes et des enfants (les « mendits ») ainsi que les dangers à affronter qui se cachaient partout. Les mineurs remettaient leur vie entre les mains de Ste Barbe, leur protectrice. Bref nous avons pu découvrir toute une ambiance du fond de la mine. Près de l’accueil, une salle est réservée à la géologie.
                                       



Après cette visite riche d’enseignements, émouvante et qui force le respect pour tous ces hommes, nous reprenons nos véhicules et rejoignons le restaurant qui doit nous accueillir.
Malgré la chaleur nous nous régalons avec les plats servis. Après le café nous décidons de rentrer car la canicule inhibe notre volonté de poursuivre d’autres activités.
Une partie d’entre nous trouve néanmoins le courage de s’arrêter à Mimet pour prendre en photo sa glacière.











Les autres rentrent directement à leur domicile pour espérer y trouver un minimum de fraîcheur.
texte : Chriss  Photos : Sylvie, Rémy, J. Claude, Monique

jeudi 20 juin 2019

SORTIE DU 18 JUIN 2019 : QUINSON


 Les basses gorges du Verdon sur le sentier du garde canal à Quinson

Nous étions 13 personnes pour cette belle randonnée sur le sentier du garde canal à Quinson. 
Après 1h20 de trajet, les voitures garées sur le vaste parking ombragé du musée de la préhistoire, notre groupe longe le lac où les premiers touristes embarquent sur des bateaux électriques et nous rejoignons le départ du sentier sur la rive gauche du Verdon.
C'est un sentier tout en escaliers de pierres, passerelles, étroits chemins de terre, échelles meunières.
Nous marchons aussi sur le mur-même du canal, avec à notre gauche, le canal vide d'eau et à notre droite, nous avons une vue superbe sur le Verdon dominé par les hautes falaises des gorges. Le sentier est sécurisé avec des rampes métalliques, de loin en loin des espaces permettent un regard panoramique. 
Nous cheminons lentement pour apprécier le paysage et aussi pour « botaniser » :  importante colonie d'arbres à perruques tout au long du chemin, belles campanules dans le canal que nous empruntons pour arriver à la cabane du garde où des panneaux expliquent la construction du canal (voir extraits ci-après) et présentent les espèces rares de la faune et de la flore environnante.




















Le parcours passe ensuite dans un tunnel de + de 100m et continue dans la fraîcheur d'un sombre ravin où arbres et roches recouverts de mousses et lichens prennent un aspect fantomatique. 







Après avoir traversé l'emplacement d'une ancienne charbonnière, le sentier redevient ensoleillé pour monter sur la colline et rejoindre la chapelle de Sainte Maxime où notre pique-nique est le bienvenu (des chèvres annoncées, nous n'aurons vu que les crottes).

La chaleur étant bien installée, Christiane nous propose de retourner par le même chemin plus frais que la piste traversant le plateau aride et rocailleux, ce qui nous a permis de voir sous un autre angle les paysages découverts le matin.
Merci à notre guide Christiane pour ses explications tout au long de cette belle randonnée.
                                                                              
Extraits des panneaux explicatifs
« Le canal du Verdon est un ancien ouvrage hydraulique qui permit la desserte en eau de l'ensemble des communes du bassin d'Aix en Provence. Il traverse 11 communes sur un itinéraire de 8902 km dont 20 km en souterrain.
La mise en eau fut réalisée en 1868 après la construction d'un barrage haut de 15 m en amont du village de Quinson. Plus de 500 ouvriers participèrent aux aménagements.
Le 15 août 1875 les eaux du Verdon arrivèrent à Aix en Provence, à la grande fontaine de la Rotonde, spécialement construite à cet effet ».
«  1877 : Début de l'exploitation régulière du canal.
1884 : les branches secondaires atteignent Rognes
1919- 1933 : la société d'exploitation n'arrive plus à couvrir les frais de réparation et d'entretien.
1964 : Début de la construction du canal de Provence.
A partir de 1969 : abandon progressif de l'ouvrage du canal du Verdon remplacé par le canal de Provence ».
texte : Monique et Sylviane  Photos : Sylvie

samedi 1 juin 2019

JEUDI 23 MAI 2019 : HYERES

17 personnes étaient partantes pour la sortie du jeudi 23 mai : le site archéologique d’Olbia à Hyères et les anciens salins.

Le site d'Olbia : 

Avant de franchir la porte de la colonie on peut observer les épaisses fortifications (le rempart) flanquées des restes d’une tour.
Une partie du rempart



Si les vestiges sont connus depuis le 19ème siècle, ce sont plusieurs campagnes de fouilles archéologiques – la première a débuté en 1947, la dernière s’est terminée en 2008 – qui ont permis aux lieux de devenir un site unique en son genre.

La ville d’Olbia (qui signifie « la bienheureuse ») est située sur un léger promontoire avec vue imprenable sur la mer. 

Dans les flots, on devine un tombolo (débris d’une ancienne digue) qui protégeait un port de lagune. 


La cité-forteresse Grecque est dessinée selon un carré parfait. Fondée par Marseille à partir au 4ème siècle avant J. C, elle a abrité des soldats-colons, des pêcheurs, des agriculteurs, dont la principale mission était de sécuriser le commerce maritime, de le protéger des pirates, nombreux sur la zone.
Les vestiges grecs et romains mis à jour vers 1910 permettent de découvrir quatre quartiers identiques délimités par 2 voies perpendiculaires, des îlots d’habitations divisés en maisons avec des rues aménagées, des trottoirs, des égouts, un puit central, des boutiques, des thermes et 2 sanctuaires.























Le puits de la cité

Restes du puits aujourd'hui













Mais en 49 avant J.C, la région d’Olbia sera occupée par César et l’empire romain. Pourtant, le site ne sera pas détruit mais, au contraire, amélioré. Il va alors basculer vers un centre de services et d’accueil de personnes de passage grâce à l’ouverture de bains thérapeutiques.
Après la chute de l’Empire Romain, le site sera abandonné. Il faudra attendre le Moyen Âge, et le 13ème siècle, pour voir l’endroit reprendre une activité, religieuse cette-fois. L’abbaye cistercienne de Saint-Pierre de l’Almanarre sera construite en 1221. Occupée par des moniales, elle sera abandonnée, au XIVe siècle, suite à une attaque des Sarrasins.


Végétation rencontrée :

Liseron à feuilles de guimauve
Vipérine





















Les anciens salins :

Visite des anciens salins sans le guide prévu (obligations personnelles), ce qui nous a privé de certains espaces. Mais découverte botanique des plantes halophiles. 
Achetés par le Conservatoire du Littoral en septembre 2001, ils sont aujourd’hui dédiés au tourisme, l’endroit étant devenue une zone naturelle protégée permettant la découverte de la faune et de la flore. Les étangs servent d’abris à de nombreux poissons évoluant en eaux saumâtres, ce qui attire les oiseaux tels que hérons, aigrettes… les prairies plus ou moins temporairement inondées accueillent des orchidées ou des petites plantes à bulbe… Cette végétation est aujourd’hui protégée.Peu d'oiseaux à observer : hérons cendrés, aigrettes, flamands roses. Ensuite visite de la maison de la Nature.






Pour voir les flamands roses nous avons repris nos véhicules en direction de Giens sur la route du sel.  


texte : Chriss      Photos : Sylvie, Rémy

lundi 13 mai 2019

SORTIE DU 3 MAI 2019 : LES ENCANAUX



Cette jolie randonnée, depuis l'eau du ruisseau des Encanaux jusqu'aux premiers prés de la ferme de la Coutronne, a réuni dix sept participants.

Bel essaim






Notre guide, Raoul Décugis a su nous montrer, dans le lit des Encanaux, ce que l'on ne voit pas au premier coup d'oeil, depuis le monde souterrain, ses cavités et failles dans lesquelles circulent des masses d'eau qui, lors des saisons de pluie, peuvent noyer le chemin que nous suivons et causer d'autres dégâts plus en aval, jusqu'au monde des collines où se cachent les traces du travail passé des hommes.

Asphodèle
Iris
Mufliers







Encroûtement autour d'une ancienne racine dans le tuf
Les aires bien plates, au sol noirci, presque sans végétation et soutenues par un mur de pierre sont les traces du rude travail des charbonniers. Ils construisaient d'abord ces plates formes sur le versant de la colline à l'endroit le plus approprié, et ensuite y bâtissaient une meule de bois (charbonnière) pour fabriquer du charbon de bois. Cette fabrication s'est fortement développée au XIXe s. On peut voir une belle aire sur le versant sud du vallon des Encanaux, à hauteur des premières marmites.
Les charbonnières métalliques ( dont l'une a été reconstituée à grand renfort « d'huile de coude » dans le vallon de la Coutronne, par  l'association de notre guide « Les Chemins du Patrimoine », en 2006 ) témoignent de l'évolution de la fabrique du charbon de bois obtenu de façon plus rapide. Technique développée en 1939 – 1945 pour palier le manque de carburant. Les véhicules à gazogène tiraient l'énergie de la combustion de bois ou de charbon de bois, plus léger.


Plus bas, dans le vallon de la Coutronne on peut voir une construction toujours en pierre sèche, un mur de forme cylindrique ( 10m de diamètre environ). Il s'agit d'un ancien four à chaux permettant de transformer le calcaire en chaux vive.( vestige dégagé d'une végétation envahissante en 2007).


Notre guide nous a conduit jusqu'aux grottes, sous les falaises des Infernets :
Nous avons progressé  dans la grande salle d'entrée, en pente, de la grotte des Infernets, mais nous n'avons pas franchi le passage qui mène à une seconde grande salle.

Après l'abri du figuier, nous avons pris le sentier qui descend sur la rive droite du ruisseau de Dorengue, où se trouve la glacière du XVIIIe s. restaurée en 2013 par l'Agglo du pays d'Aubagne et de l'Etoile et nous y avons évoqué le travail de la glace.
La bonne ambiance chez les randonneurs et le beau temps ont fait fait de cette sortie, un petit bonheur.

NB. La visite de l'exposition actuelle au musée Martin-Duby « Les métiers des collines » sera un beau prolongement de cette sortie. Et de plus, on peut s'y procurer « Les chroniques du patrimoines », ouvrages très documentés concernant ces métiers disparus. (Horaires d'ouverture du Musée : mardi et vendredi 14h –17h ; mercredi et jeudi 9h-12h et 14h -17h).

Texte : Sylviane    Photos : J. Michel et Sylviane
Photos supplémentaires :

Cétoine grise sur ciste
Hélianthème des Apennins


mardi 23 avril 2019

SORTIE DU 15 AVRIL 2019 : BARJOLS


Barjols ville d’eau

Jean-Claude va nous guider et commenter l’intégralité de cette visite.
C’est Place de la Rouguière que débute le circuit avec trois fontaines dont celle Raynouard trop « neuve » pour certains et celle du Bœuf flanquée des deux lavoirs.



















Le parcours nous fait déambuler entre rues et placettes pour découvrir ces fontaines de toutes formes et tailles, le plus souvent accompagnées d’un lavoir composé de deux bassins: en amont le rinçoir, en aval le lavoir, l'abreuvoir et très souvent en sortie un petit bac pour laver les serpillères.




C’est le cas pour celles de l’Hospice , de la Burlière, du Champignon, de St Jean, des Audiffren, du capitaine Vincens …


Nous  nous  dirigeons  vers le bas du village par la  porte  des Externes où nous pouvoir voir les anciennes tanneries, puis remontons vers le quartier du Réal, avec au passage une petite visite de la Collégiale avec sa robuste Vasque et son vieux Tympan.










































La fin de matinée arrive et nous retournons vers nos véhicules.
Nous nous dirigeons vers le vallon des Carmes et nous installons au bord d’un petit lac alimenté par une jolie cascade sous un beau soleil printanier. 














En début d’après-midi nous progressons dans le vallon, visitons le gouffre des Epines et sa cascade, puis le couvent composé d’une chapelle aménagée dans une grotte et de cellules creusées dans le tuf.






Sur le chemin du retour une courte promenade nous permet d’admirer l’imposant pigeonnier de Brue-Auriac. 




Une dernière halte à la Chapelle Notre-Dame termine agréablement cette journée plus chaude que prévue. 



Texte et photos : Rémy