mercredi 22 janvier 2020

SORTIE DU 18 JANVIER 2020 : CIRCUIT LONG DU SENTIER DES VIGNERONS

Nous étions 20 randonneurs pour ce circuit long du sentier des vignerons.
Nous sommes partis à pieds  depuis le parking François Roubaud, en direction de la cave  coopérative.
Passé le rond-point,  nous empruntons, au départ de la route du Plan d'Aups, l'ancienne voie romaine qui surplombe la cave et filons jusqu'au chemin goudronné des Lagets. Nous passons la source des Lagets. 
La montée est assez raide jusqu'à la piste DFCI.
Nous traversons les vignes et longeons un rucher, par un petit sentier qui descend jusqu'au quartier de la Gastaude.
Le quartier de La Gastaude
Arrivés sur la place, nous faisons une halte devant la source de la Gastaude, source fontaine avec son fronton de type romain ( il n'a été apposé là qu'au XXe s. Où était il avant?). Tout près, une autre fontaine de type baroque .

















Puis nous faisons une visite rapide à la belle aire de battage.

Source Ravel
Nous voilà repartis pour une autre source. La source de Noël, sortie d'une mine d'eau va s'écouler dans un bassin qui jadis servait de réserve pour l’irrigation des cultures en contre-bas.
Nous continuons sur la piste DFCI et dépassons le lotissement des Hélianthes.
Le pré ensoleillé qui surplombe la Maison du légionnaire nous accueille pour le pique-nique.
L'après-midi nous décidons de repartir vers les Hélianthes jusqu'à la source  Ravel exceptionnellement abondante après les fortes pluies d'octobre et novembre dernier.

Notre groupe se scinde alors en deux. Le premier s'en retourne vers Auriol et le second continue vers les Encanaux, sur la piste DFCI, passe devant l'ancienne mine de bauxite, puis la source des Encanaux  jusqu'à la glacière.
Ancienne mine de bauxite des Encanaux


















Ruisseau des Encanaux












Le retour s'est fait par le « chemin des chèvres », le chemin de l'horloge puis la route de St Francet.
Un parcours de 20 km pour ce second groupe.

Une belle randonnée, avec un temps ensoleillé et un air assez vif, un air de mois de janvier.

Texte : Sylviane PHOTOS Sylvie et Monique

INSCRIPTION POUR SORTIE


mardi 14 janvier 2020

SORTIE DU 20 NOVEMBRE 2019 : AIX EN PROVENCE

Visite guidée par M. Berthout 
Nous étions 10 personnes, parties en bus depuis le parking relais Krypton à Aix en Provence
(Tarif journée parking de la voiture 2€ 20 qui donne droit à un billet de bus aller-retour gratuit pour chaque passager de la voiture) nous avons rejoint sur la place de la Rotonde 3 autres personnes et notre guide M. Berthout.
C'est sur cette place (du Général De Gaulle), devant l'office du tourisme que notre guide nous a proposé de découvrir, pour cette journée de visite, l'histoire d'une partie de la ville d'Aix en Provence : la partie comprise entre le Cours Mirabeau et le jardin Grassi (du sud au nord) et entre la place de l'hôtel de ville et le cours Sextius ( d'est en ouest).
Au fil des rues nous avons traversé plusieurs siècles depuis l'année 123 av. JC, date de la création d'Aquae Sextiae par Gaius Sextius Calvinus, jusqu'au XIXe s., en nous attardant longuement sur la période du moyen âge avec ses deux villes fortifiées : la ville épiscopale et la ville comtale, résidence des comtes de Provence depuis 1189, et enfin l'époque moderne durant laquelle la ville est sortie des remparts.
Voici les principales étapes de notre itinéraire citadin (qui ne pouvait pas être chronologique):

·       Boulevard de la République : voie importante d'entrée dans la ville, existe au moins depuis le XIIe siècle, c'était alors un grand chemin caladé ayant eu jusqu'à 5 m de large.
(Photo : plaque posée sur colonne, époque de Napoléon Ier)


·       75 rue Lisse des Cordeliers : ancien couvent des Cordeliers fondé au XVe s, on peut voir si on entre dans la boutique d'objets de décoration de cette adresse, le plafond du cloître en croisée d'ogives.
On pourra voir un plafond semblable plus loin, rue de la Masse, dans le hall d'entrée de l'hôtel des Augustins, ancien couvent des Augustins ; ordre mendiants fondé au XIIe s.
Au moyen âge l'espace religieux occupe plus du quart de la ville.
La rue qualifiée de Lisse désignait un passage derrière les remparts, pour circuler de l'un à l'autre lors des attaques.




















·       La tour en saillie, vestige du rempart du XIIe s ( située un peu avant les thermes).
Modernisée au XIVe par l'ajout de petites ouvertures latérales sur les archères devenues cruciformes. Cette tour et une partie de ce qui était le rempart sont incluses maintenant dans les maisons.
Le cours Sextius actuel suit le tracé de l'ancien fossé devant le rempart (douve).





















·       Thermes Sextius - Thermae Sextii
Après la quasi destruction de l'oppidum d'Entremont, la ville s'est construite autour de ces thermes qui sont à l'origine de l'installation des Romains. (Aquae Sextiae est la première ville installée par les Romains sur le sol de l'actuelle France).
Les thermes ont disparu durant le Moyen Age, remplacés par les étuves, puis sont réapparus au XVIIe s.


·       Le Pavillon Vendôme
Nous y sommes arrivés depuis la rue Célony, par l'entrée sur la roseraie et le parc du jardin à la française avec son bassin central.
C'est un édifice néo classique de la période moderne, construit à l'extérieur de la ville, de 1665 à 1668. Un second étage a été rajouté au XVIIIe s.
Archétype des « folies » aixoises, il s'agit d'un pavillon de « plaisir », lieu d'apparat destiné aux fêtes et réceptions, fréquenté par les nobles et la haute bourgeoisie. Sa façade de théâtre avec sa porte flanquée de deux atlantes, sculptures de Jean Claude Rambot (1621-1690). A l'intérieur les pièces sont réparties autour d'un escalier central qui se termine en double volée, il est orné de quatre médaillons représentant les saisons et agrémentés de gypseries.
Le duc de Vendôme, Louis de Mercoeur, l'a fait construire par amour pour sa belle Lucrèce de Forbin-Solliès.



 ·       De l'église des Augustins ne reste que son clocher du XIIIe avec un ajout au XVe  et son campanile de XVIIIe. Il fait face à l'église du St Esprit du XVIIe qui abrite un bel orgue de style antique avec colonnes, une chasse en marbre polychrome et autres œuvres picturales.
Les murs de cette église sont lézardés et du fait de la porosité du matériau, une restauration ne peut être envisagée.

 ·       Les portes ornées, rue d'Entrecastaux.

 ·       La place des cardeurs, ancienne juiverie avec ses maisons étroites et très hautes où étaient assignées les personnes de religion juive. L'îlot central de cette place a été abattu.
 ·       La Tourreluque (du provençal tourreluco: tour de guet) : c'est une tour crénelée polygonale du XIVe avec une ouverture « à la gorge » à l'intérieur de la ville au cas où les assaillants seraient entrés . Depuis les mâchicoulis, les assiégés jetaient du sable chaud sur les assaillants en armure et non pas de l'huile bouillante, denrée trop précieuse !
La partie de rempart attenante à la tour a été malencontreusement démolie lors de travaux d'urbanisation et reconstruite très sommairement fin des années 1990. mais un peu plus loin, dans la rue des Guerriers se trouve une partie de ce rempart.

 ·       La villa Grassi : les vestiges de cette villa d'époque romaine abandonnée au Ve s. et clos par une grille, sont visibles depuis la rue Grassi. On devine que les habitations se répartissaient autour de l'atrium central. On peut voir une partie du sol en mosaïque ; des colonnes toscanes ( basses) et d'autres à chapiteau corinthien situent les toitures disparues d'un péristyle.

 ·       La cathédrale St Sauveur


 ·       L'ancienne université du XIIIe s. reconstruite en 1734, devient faculté de droit en 1806 jusque dans les années 1960.

 ·       Le beffroi est bâti sur une tour médiévale en calcaire dur et blanc caractéristique des  constructions faites pour durer contrairement au calcaire de Bibemus sensible à l'érosion, utilisé pour les édifices d'apparat « à la mode » du XVIIIe s.



















Surélevé à la Révolution et doté d'une horloge à une aiguille et d'un jacquemar.
 ·       Hôtel de ville et un lion heurtoir de sa porte.
 ·       L'édifice imposant du XVIIe s.bâti sur l'emplacement de la halle aux grains avec les statues représentant le Rhône et la Durance.

La halle aux grains était le lieu de stockage de l'impôt payé en nature sur la récolte et servait de réserve en cas de disette.


texte : Sylviane


vendredi 13 décembre 2019

mardi 26 novembre 2019

CONFERENCE DU SAMEDI 16 NOVEMBRE 2019

« Découverte des insectes et petites bêtes des milieux agricoles »
par Pierre Venel,
agriculteur à la Roquebrussanne (Var)
et animateur de la commission agricole du Conseil de Parc du PNR de la Ste Baume
 

 Pierre Venel nous a présenté sa ferme entourée de bois et de vignes : des serres-tunnel  et des cultures de plein champ espacées de bandes fleuries, très près des cultures.

Sa méthode : ne plus utiliser aucun produit chimique contre les ravageurs, mais favoriser l'aide des insectes, laisser pousser les plantes non concurrentes, et mettre en place celles qui seront les hôtes de ces auxiliaires agricoles.
Pierre Venel a pris le tournant bio voilà une dizaine d'années en introduisant insectes et larves tueurs des ravageurs qui étaient devenus résistants aux pesticides. Les firmes agrochimiques commençaient alors à les vendre.



Il lui a fallu deux à trois années environ pour voir réapparaître les insectes prédateurs qui avaient disparu avec les traitements chimiques, et retrouver une bonne production de légumes et fruits biologiques.

Favoriser la biodiversité, introduire des insectes indigènes et laisser faire la nature dans les parties en friche, mais aussi refaire tous les ans les bandes fleuries.

Le public a posé beaucoup de questions sur les différents insectes, voici quelques réponses :
Conseil contre les pucerons : récolter une dizaine de coccinelles, les laisser dans un flacon fermé aéré le temps de l'accouplement, les lâcher le soir sur les plantes attaquées par les pucerons. Il existe 60 espèces de coccinelles.


Adultes, les insectes permettront une bonne pollinisation des fleurs de nos légumes, en prélevant le pollen ou le nectar.



La punaise verte est un problème, mais une mouche pond ses œufs sur son corps qui servira de réserve alimentaire à la larve.







D'autres punaises sont très utiles : orius, d'autres acariens aussi ; phytoseilus.

De nouveaux ravageurs apparaissent venus d'autres continents, s'acclimatent très bien en région méditerranéenne et certains n'ont pas de prédateurs. Ainsi pour les fraises et les pommes un seul remède : le filet à mailles très serrées.
On peu aussi essayer les pièges à phéromones comme pour les pruniers et cerisier.
Fleurs utiles : bleuets, coquelicots, sainfoin, mélilot, carottes sauvages, aneth(fenouil), pissenlits, luzerne, coriandre, scabieuses, centaurées, pâquerettes.
Bonnes associations : fève, lin, souci, tomates.
Le calendula (souci) abrite et nourrit le prédateur  de la mouche de la tomate
( trialeurodes vaporarum), l'inule visqueuse celui de la mouche de l'olivier (Epelmus scrozomus).

Autres bonnes associations : haricots, chayottes (cucurbitacée) avec marjolaine ; courgettes avec achillées, artichauts avec cosmos.
P. Venel utilise des engrais bio et des engrais verts : phacélie, vesce, moutarde, fèves...
Texte : Renée, Sylviane    Photos : Rémy

Pour en savoir plus :
travaux de l'INRA concernant les ravageurs des cultures et leurs prédateurs. Cliquer sur le lien : http://ephytia.inra.fr/fr/C/11080/Hypp-encyclopedie-en-protection-des-plantes-Les-ravageurs-des-cultures-et-leurs-degats-HYPPZ

jeudi 7 novembre 2019

SORTIE DU LUNDI 4 NOVEMBRE : LE CHEMIN MEDIEVAL ENTRE MARSEILLE et TOULON

Nous étions 20 personnes, sur le parking François Roubaud à Auriol, au départ de cette randonnée. Après 30 mn de route via Cuges, nous avons rejoint 4 autres randonneuses ainsi que notre guide Raoul Décugis, devant la chapelle de Ste Anne du Castellet.
Raoul nous a conduit jusqu'au départ de la balade dans le vallon de la Font de Mars.
Peu après le début de notre marche, un sentier escarpé s'élève à notre droite et nous amène jusqu'au premier des trois fours à visiter : le four à cade, construit au XIXéme siècle.
En continuant dans le vallon, c'est la Font de mars, une source où s'abreuvaient les troupeaux de moutons des alentours.
Four à cade
Source de la font de mars

















Nous quittons par deux fois encore notre chemin pour aller observer le « four double » à poix puis, plus loin l'énorme four à chaux. Il pouvait « cuire » jusqu'à 50 tonnes de calcaire.
Pour chacune de ces visites, Raoul Décugis nous délivre un commentaire décrivant la construction et le fonctionnement de ces fours et nous offre en prime une évocation de la vie de ces travailleurs des collines. (Voir « Les Chroniques du Patrimoine » éditées par l'association « Les Chemins du patrimoine ».)

Four à poix
Nous revenons sur nos pas jusqu'à l'emplacement d'une ancienne carrière d'où ont été extraits les blocs ayant servi au caladage du chemin.
Carrière de pierres
Chemin caladé

















Nous suivons à nouveau le chemin médiéval fortement raviné par les récents orages et où subsistent encore des parties caladées (empierrées).
Nous grimpons ensuite jusqu'à l'abri de la Roche Redonne* (située à l'ouest de celle qu'indiquent les cartes IGN) et nous pique-niquons à proximité.
Roche Redonne
Puits du camp Penon













L'après-midi nous partons jusqu'au Camp de Penon, un site occupé depuis l'époque romaine, et certainement bien avant, avec son puits, ses parcelles plates et cultivables, et sa position perchée qui permet une surveillance à 360°.

Sur le chemin du retour, nous apprécions la vue splendide sur la baie de la Ciotat
Vue sur baie de la Ciotat





Après une halte près de l'imposante ruine de l'auberge relais du Caday, où on peut encore voir le four à pain et quelques anneaux en bois pour attacher les animaux – cette auberge était située à mi- parcours du chemin médiéval de Marseille à Toulon-  nous terminons notre balade à travers vignes et oliveraies et remercions notre guide pour cette belle randonnée.

Four : Auberge Relais de Caday
Anneau pour attacher les chevaux

*Roche Redonne « énorme écaille de calcaire » qui offre un abri. Site archéologique fouillé en 1923 par René Monerie de Cabrens

Texte Sylviane et Monique     Photos Monique