Bienvenue sur notre site - - - Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Auriolais - - - - - - - Nous espérons que vous aurez autant de plaisir à le parcourir que nous en avons eu à le créer.
samedi 29 octobre 2022
Balade botanique du JEUDI
vendredi 28 octobre 2022
Conférence : A l'écoute de l'Huveaune (Collectif Associations Huveaune)
jeudi 6 octobre 2022
SORTIE EN CAMARGUE : 2 octobre 2022
Nous étions 21 personnes pour cette sortie : nous avons visité le château d’Avignon et son domaine le matin et après un pique-nique, la maison du riz.
Domaine du
Château d’Avignon
Après Arles,
nous découvrons le domaine du Château
d’Avignon. Il se trouve sur la commune des
Saintes-Maries-de-la-Mer, à 22 kms au sud-ouest d'Arles par la D 570. Près de
21 hectares au milieu d’un espace naturel protégé, au cœur de la Camargue. Ce château,
classé monument historique, est un véritable chef d’œuvre architectural,
somptueusement décoré, se dressant dans un vaste domaine, implanté en bordure
du Petit Rhône.
Dès l’entrée dans le domaine,
nous percevons l’immensité du lieu. Ce site original offre un parc paysager,
des champs agricoles et surtout le Château d’Avignon dont la rigueur
architecturale présentant une symétrie totale. Il renvoie l’image de la grande
bourgeoisie de la Renaissance. Son bâtiment central s’élève sur trois niveaux,
surmonté d’une tour rectangulaire et de deux tourelles. Les deux ailes accolées
possèdent elles deux niveaux, surmontées de cheminées rectangulaires plutôt
imposantes.
Plusieurs dépendances techniques sont construites à l’écart de la maison de
maître, telles qu’un logement pour le régisseur, ainsi qu’un véritable complexe
hydraulique ultra moderne pour pomper l’eau dans le Rhône, la traiter et la
distribuer sur les terres agricoles ou pour un usage domestique avec par
exemple un château d’eau ou une station hydraulique toujours en état de
fonctionnement.
Un peu d’histoire :
Vers 1636
furent érigées sur ce domaine une tour de guet et plusieurs petites chapelles
attachées à la famille Boismeaux et aux moines de l’abbaye de Montmajour.
En 1720,
Jeanne d’Arlatan se porte acquéreur de la propriété et son fils Joseph François d’Avignon en hérite 11 ans plus tard d’où le
nom du domaine actuel. Il acquiert plusieurs autres domaines alentour et
transforme l’habitation en château. Le tout reste dans la même famille jusqu’en
1803.
En 1811
Sextius Alexandre François, comte de Miollis et Général d’empire rachète
l’ensemble et lance une campagne de travaux contribuant à une première
modification sensible de l’aspect du château. A sa mort, le domaine devient le
noyau de tentatives de développement de la Camargue par des sociétés agricoles.
En 1865 le
domaine connaît alors sa configuration la plus vaste et s’étend sur plus de 23000
ha soit un tiers de la Camargue comprenant l’étang du Vaccarès !
L’entreprise ambitieuse de ces sociétés agricoles n’apporte pas les résultats
escomptés. Le domaine est alors divisé et Louis PRAT-NOILLY acquiert le lot de
Jean-Joseph BARTHELON en 1893.
Il a été complété et modifié au fil du temps. En 1984, il est passé sous la tutelle du Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Il est classé monument historique en 2003.
Celui qui a fait le lieu tel que nous le découvrons :
Louis PRAT-NOILLY est l’héritier d’un
empire commercial fondé sur la fabrication de vins et spiritueux et notamment
d’un Vermouth, toujours produit à ce jour.
Il a fait de cette propriété un lieu intime autour duquel rayonnent alors 3000 ha de terrains agricoles.
Au tournant du siècle, il a choisi de développer sur ce territoire une partie de son activité agricole et de procéder à l'aménagement des équipements nécessaires. Comme nombre de propriétaires fortunés de l'époque, il initie un important programme de restructuration qui fera du domaine d'Avignon le lieu d'une avant-garde technique sans précédent.
Les transformations :
La demeure est dotée du confort le plus moderne et des dernières applications des progrès techniques.
L'eau :
Le réseau hydraulique mis en place par l'ingénieur Goubert représente l'élément central du dispositif technique du Domaine.
L'électricité :
Le dispositif, perfectionné au fil du temps, resta fonctionnel jusqu'en 1932, date à laquelle lui fut substitué l'électricité du réseau public.
Le chauffage :
Dès 1898, il apporta le confort.
Les aménagements intérieurs :
Grâce à l'eau, une politique d'hygiène corporelle et domestique fut mise en place. : baignoires Porcher, water-closet à chaque étage. L'électricité permit l'éclairage des pièces, l'installation de sonnettes (domestiques ou de portes). La chaleur produite par la chaufferie se trouva relayée par un ensemble de radiateurs en fonte à l'intérieur du château et par l' installation dans la cuisine d'un fourneau Fascio.
Le confort de l'eau chaude, de l'électricité et du chauffage sont finalement complétés par un ensemble de matériels domestiques tels que armoire réfrigérante, bouilloires, appareil à nettoyer les couteaux de marque Kent Pententee and Manufacture...
Ce désir d'excellence et de nouveauté, formulé pour les machines, s'applique aussi dans le choix que Louis Prat met en place pour choisir les maîtres d'oeuvre de l'aménagement du château.
Un célèbre maître ébéniste de l'époque, le marseillais Achille Blanqui, s'occupe de refaire toutes les boiseries, les huisseries et tous les meubles. La décoration intérieure est faite à base d'oeuvres d'art, de tapisseries, de peintures, de céramiques.
Les tableaux d'Achille Blanqui furent ainsi récompensés d'une médaille d'argent à l'exposition universelle de 1878, puis d'une médaille d'or à celle de 1889.
| Usine |
Jacques ROZIERE naît et grandit au Mas de Marignan mais c’est au Mas de la vigne qu’il s’installe en 1995 avec son épouse Françoise GILLES (née à Beaujeu de Castres, berceau d’une grande famille de riziculteurs). Ils ont deux enfants : Marine (ambassadrice du riz en 2009) et Jean-Philippe qui rejoint l’exploitation en 2012. Tout de suite ils produisent du riz et se lancent dans l’agro tourisme (5 gites au cœur de l’exploitation). On les sollicite alors beaucoup pour communiquer auprès des scolaires ou autres et dans les médias. Ils y répondent bien volontiers adorant faire partager leur passion.
Nous parcourons la salle d’exposition pour découvrir la riziculture d’hier à aujourd’hui, ses techniques culturales et son matériel spécifique.
Nous apprenons beaucoup de chose à partir des planches pédagogiques en place : forcément puisque nous ne connaissons pas du tout cette culture.
A retenir :
La riziculture est un travail qui se déroule sur plusieurs phases tout au long de l’année. Le riz doit être semé au début du mois de mai. Il arrive à maturité au début de l’automne.
Alors que la plante se caractérisait par une couleur verte au commencement de sa végétation, elle se vêt d'une nuance ambrée. Quand vient le moment de la récolte, la moissonneuse s’aventure dans les rizières. Après le fauchage, les épis de riz sont battus pour extraire le grain de la paille.
Aussitôt la récolte, le riz est acheminé en cellule pour abaisser son taux d’humidité : récolté aux environ de 25 % d’humidité, il doit être descendu à 13 %.
Après réponses à nos questions, Marine nous invite ensuite à nous installer dans l'espace vidéo.
3 reportages nous sont proposés :
L'un d'eux est un extrait d’une émission « C’est pas sorcier » de mai 2013 animée par Jamy Gourmaud qui explique entre autre :
· Les 3 zones de la Camargue : Petite Camargue à l’ouest du petit Rhône, Grande Camargue à l’est du grand Rhône et au milieu : l’île de la Camargue.
· Comment s’est formé le delta avec la Durance et le Rhône.
· La gestion de l’eau avec la création des roubines (canaux), des digues et des pompes pour alimenter la Camargue en eau douce afin que les terres soient cultivables.
Quelques chiffres intéressants :
En 1950 : 32 000 ha de rizières
Aujourd’hui : 14000 ha, 240 producteurs
Marine nous fait ensuite une démonstration du traitement du riz après récolte à partir d’une mini rizerie de laboratoire. Ce type de machine est habituellement utilisée pour usiner (décortiquer et blanchir des échantillons de riz). Cela permet aussi de faire les rendements usinage. Ce calcul est très important car c’est sur le rendement usinage qu’est calculé le prix payé au riziculteur exploitant.
Notre guide nous précise que le rendement est en moyenne de 3 tonnes à l’ha pour le riz rouge et de 6 tonnes pour les autres riz (à titre de comparaison, le rendement de blé en France est en moyenne de 75 quintaux l’ha soit 7,5 tonnes)
Pour terminer nous avons emprunté le sentier pédagogique tout autour du mas en bordure du petit Rhône et des rizières, malheureusement toutes moissonnées depuis peu. Nous avons pu voir différents panneaux pédagogiques :
1/ la station de pompage
2/ le petit Rhône
3 / la faune et la flore
4 / le point culminant
5 / niveaux et canaux
6 / fin du cycle de l’eau
7 / Observation des animaux
Bien sûr, avant de partir, nous n’avons pas résisté à quelques achats de riz (achat de proximité, c’est le meilleur) dans la boutique de la maison du riz.
Sur la route du retour, avant Arles, nous avons pu aller voir des champs avant récolte : un avec des épis encore verts et un autre prêt à être récolté, avec des épis bien jaunes comme les blés. Pour conclure : une belle journée en bonne compagnie, à refaire !
Nos sources d’informations : guides locaux, dépliants, exposition, panneaux pédagogiques et sites internet
samedi 17 septembre 2022
PARUTION D'UN NOUVEL OUVRAGE
vendredi 16 septembre 2022
jeudi 30 juin 2022
BEL ETE et BONNES VACANCES
Bonjour à
toutes et à tous,
Nous vous
souhaitons de profiter le plus possible de ces mois d’été pour revenir en pleine forme dès la reprise de nos activités en septembre.
mercredi 29 juin 2022
SORTIE DU JUIN 2022 : RIEZ, VALENSOLE
Nous étions 13 personnes pour cette sortie où nous avons découvert des éléments architecturaux intéressants mais aussi la beauté de la nature provençale en juin avec ses belles couleurs des lavandes.
La première étape était à RIEZ sur le groupe épiscopal
primitif situé en limite de la ville antique.
RIEZ est située au cœur du Parc Naturel Régional du
Verdon, à 525 m d’altitude. C’est l’une des plus antiques cités des Alpes de
Haute-Provence. Elle n’est plus aujourd’hui qu’une petite ville de moins de
2000 habitants mais était, à l’époque romaine, l’une des métropoles de la
province de Narbonnaise. Elle fût à son apogée dans le courant du II ème siècle
puis siège d’un évêché à la fin de l’Antiquité et ce jusqu’à la Révolution.
Le groupe épiscopal fut très
probablement aménagé au début du Vème siècle. L’édifice réemploie les murs de
thermes publics monumentaux.
A notre arrivée notre guide nous
montre d’abord les vestiges de la cathédrale et des dépendances qui avaient été
démantelées à partir de 1498. La résurrection du site fait suite à des fouilles
en 1841 puis à partir de 1966 pour une action plus complète et récente de 2006
à 2011.
| Ruines de la cathédrale |
Nous traversons une route et
découvrons en contrebas un bâtiment carré, d’apparence assez « moderne ».
Mais quelle surprise à l’ouverture de la porte ! C’est une bâtisse très
ancienne et sur un plan octogonal à l’intérieur. Il s’agit du Baptistère,
encore appelé « église baptismale Saint Jean ». L’essentiel de la
structure aurait appartenu à un temple romain de plan circulaire. Au début du
XIXème siècle, il aurait fini par servir d’abri aux gens de la campagne lors de
la moisson !
| baptistère bâtiment |
Les dimensions sont assez
importantes pour ce type de bâtiment :
Au sol : 8,40 m x9,20m
Hauteur des colonnes : 4 m
Hauteur totale : 10 m
Nous y trouvons huit colonnes en
granit gris surmontées de chapiteaux de style corinthien qui soutiennent la
voûte reconstruite au XII ème siècle.
La cuve baptismale au centre a
également un aspect octogonal. Pourquoi retrouve t’on le chiffre 8 à
l’intérieur de l’édifice ? Voici une explication : les 7 jours de la
semaine représentent la création du monde et le 8ème jour la
Résurrection. Le chiffre 8 symbolise l’infini et à travers le baptême, donc, la
vie éternelle.
Notre guide nous explique le cheminement de la cérémonie du baptême à l’intérieur de la salle et nous montre les schémas des reconstitutions du fond baptismal
En sortant, regard sur les
vestiges de thermes autour du bâtiment
Premier arrêt pour
observer des champs de plantes aromatiques.
Petite déception pour nos guides Dominique et Jean-Claude qui avaient fait une reconnaissance quelques jour au préalable : le champ d’immortelles vient d’être fauché ! Le parfum reste perceptible. La sauge officinale est par contre bien visible et fort odorante !! ….Et nous préférons Le parfum des lavandes bien plus agréable !
Deuxième arrêt au musée de la lavande. Nous identifions une grande variété de types de lavandes.
Quelques chiffres ont retenu
notre attention :
1 ha de lavande fine produit
environ 15 kg d’huile essentielle
1 ha de lavandin produit environ
100 kg d’huile essentielle
Après quelques achats de miel et produits issus de l’exploitation des lavandes et des immortelles, nous reprenons la route en direction de Gréoux et nous arrêtons pour le pique-nique
Nous sommes ensuite dans les champs de lavande. Il manque le ciel bleu mais finalement les nuages font aussi de beaux ciels avec la lavande et surtout nous ne souffrons pas de la chaleur pour cette escapade !
Après un passage par Gréoux, Ginasservis, nous arrivons à notre dernière étape à Saint-Martin de Pallières
4 adhérents de l’association nous
rejoignent, nous sommes maintenant 17 et nous rejoignons d’autres personnes
venues également en visite : c’est une journée d’affluence pour ce
site !
Edifié sur un promontoire rocheux
aux XII ème et XIII ème siècle, le château domine la plaine agricole d’une
centaine de mètres.
Nous sommes accueillis par l’un des propriétaires. Le château appartient à la même famille depuis 1604 après avoir été la propriété de grandes familles provençales.
Son ancêtre Pierre de Laurens,
parlementaire aixois a acheté la seigneurie et s’est attaché à rendre
confortable la forteresse médiévale. En 1774, Adélaïde, dernière héritière des
Laurens épouse Gilles-Dominique de
BOISGELIN et c’est encore le nom des propriétaires actuels.
Il nous explique qu’au XVIII ème
siècle, la famille crée un parc à la française de 7 ha, comble des vallons et
rase des collines. Les Laurens font alors construire une immense citerne
pouvant contenir 28000 hectolitres d’eau, c’est alors la plus grande citerne
d’Europe. L’eau était destinée à arroser un futur jardin à l’italienne mais
celui-ci ne verra jamais le jour, il a seulement servir à arroser les jeunes
plants d’arbre du parc.
Les voûtes à 6 mètres de hauteur
sont soutenues par 20 piliers sur une superficie de 550 m² et donnent à
l’ensemble des airs de cathédrale.
Notre guide passe le relais de la visite à un autre membre
la famille propriétaire et résidant du château.
La bâtisse est parée d’une façade
en pierre de taille, d’une porte sculptée de motifs et de mascarons allégoriques
inspirés de ceux de l’hôtel de la place des quatre Dauphins à Aix en Provence.
Le pigeonnier sera restauré prochainement
grâce à des fonds européen (subvention de l’ordre de 90%).
Nous pénétrons dans le logis. Le
rez de chaussée comprend de vastes pièces de vie et des chambres. Nous admirons
mobiliers et tableaux : une banquette, le plus vieux mobilier de la maison
dans laquelle Jean GIONO aurait composé des textes ; des tableaux de
famille, originaux et copies (un tableau a été vendu pour financer la
réparation du toit).
Une chambre installée dans une
tour permet de réaliser la bonne taille de cette dernière. Nous l’appellerons
la chambre aux oiseaux.
La terrasse permet de découvrir, d’un coup d’œil, une grande partie du territoire. Jadis, l’espace agricole était géré par les sept fermes du château pour le compte du châtelain. Nous descendons d’un étage où nous traversons l’antique installation de chauffage, une cuisine avec sa grande cheminée, une cave et nous accédons ensuite à la Chapelle de la famille.
La chapelle attenante au château présente une tribune d’où M. de Laurens et sa famille assistaient aux offices de l’église du village, attenante.
La chapelle abrite également les
tombeaux de la famille
Et pour terminer, retour vers
l’entrée de la citerne pour rafraichissement et dégustation de glace fermière
au lait de chèvre de la ferme des Jovents toute proche.
Le soleil est revenu pour notre
départ du Château.
Retour à Auriol par une petite
route jusqu’à Saint Maximin : nous traversons une zone sans habitation,
peuplée de petits chênes et de plusieurs parcs de panneaux solaires.
Merci à Dominique et Jean-Claude
pour l’organisation de ce périple.
Texte et photos :Eliane








