lundi 21 janvier 2019

SORTIE St VICTORET et MARIGNANE le 18 janvier 2019


Le Musée de l'aviation et le Musée Raimu
Nous sommes 10 personnes pour cette sortie culturelle.
Le musée municipal de l'aviation, situé non loin de la mairie de St Victoret, est facile à repérer grâce à un Canadair exposé à l'extérieur, sur le parking à proximité.
L'accueil est chaleureux et notre guide nous ouvre la porte du hall d'exposition.
Il nous délivre les principales particularités des vingt cinq appareils exposés en les situant dans l'histoire de l'aéronautique française et en évoquant les records, les échecs et les conditions de vol des pilotes.
Fouga Magister











Nous pouvons pénétrer dans la cabine de pilotage d'un Canadair puis dans la cabine passagers, beaucoup plus luxueuse, d'un Super Puma Cougar.

La visite est ponctuée à intervalles réguliers par le vrombissement des avions qui passent au-dessus du hangar pour atterrir sur l'aéroport de Marignane, ce qui ajoute du réalisme au discours de notre guide.
A l'étage se trouve la salle de projection où nous avons vu un très court film des nombreuses tentatives de réaliser le rêve d'Icare avant d'y parvenir.
La visite s'est poursuivi dans la salle des maquettes ( 5000 maquettes!!)
puis au rez-de-chaussée avec les fabuleux mécanismes d'engrenages des hélicoptères.
Deux heures de visite que l'on ne voit pas passer.


Le musée Raimu se niche depuis 2014, dans une belle bastide entièrement rénovée par la municipalité de Marignane et entièrement consacrée à l'acteur.
Isabelle Nohain-Raimu nous accueille dans ce musée dédié à son grand père maternel Jules Muraire dit Raimu.
Façade avant
Façade arrière















Nous entrons un peu dans l'intimité de la vie de ce grand du cinéma grâce à un petit film mais surtout grâce au récit que nous offre sa petite fille, héritière non pas d'une mais de deux célébrités :
Raimu et Jean Nohain son grand père paternel.
L'exposition très riche d'objets, de documents et de photos nous plonge dans l'univers du théâtre et du cinéma des années 1920 à 1940, dans l'univers des films plus familiers pour nous, ceux de Marcel Pagnol avec lequel Raimu entretenait une amitié, pour le moins, tumultueuse.

Une belle sortie pour découvrir les richesses de notre région, avec en plus un bon restaurant. En effet, la température nous a fait abandonner l'idée du pique-nique traditionnel. 
Photos : Sylviane, J. Claude, Monique


samedi 19 janvier 2019

SORTIE A PINCHINIER le 12 janvier 2019

Nous sommes 12 participants pour cette randonnée.
Sur le lieu du départ à Pinchinier, est installée depuis peu une table d'information évoquant l'exploitation des mines de lignite de La Bouilladisse .

GR des mines Tables
 Au niveau de la « Manade Vallat », les grands bassins où était stockée l'eau nécessaire à l'industrie de la soude ne sont plus visibles. Ils ont été récemment comblés. Une usine de fabrication de la soude destinée aux savonneries de Marseille était installée là et occupait jusqu'à 25 ouvriers au XIXe s. *
(*- Ecouter le commentaire de Francis Pellissier et voir une photo d'un bassin sur le site internet www.voixdupatrimoine.net)

Dans la montée, nous pouvons voir, car le lieu a été débroussaillé, la belle galerie d'une mine d'eau.

















Au sommet, sous le Régagnas, nous avons retrouvé la source souterraine et son bassin maçonné ( cf nos archives, compte rendu de sortie d'octobre 2017).
Bassin source sous Régagnas
C'est ensuite la montée vers le Regagnas sur un sentier très pentu. Les derniers mètres sont de la pure escalade ! Et enfin le sommet, « la vigie » et son panorama à 360°.
Vue sur Gardanne











Vue sur la chaîne de l'Etoile












Nous suivons ensuite le chemin de feu qui délimite les communes de La Bouilladisse et de Trets pour rejoindre le Point Sublime où nous faisons notre arrêt casse-croûte face à Roque Fourcade et aux chaînes de Bassan.

Point Sublime

Vue sur Roque Fourcade



Nous partons ensuite pour la ferme abandonnée de la Sérignane
Arche de Sérignane














puis nous reprenons le chemin de feu vers Auriol, en faisant un détour par le sentier balisé CF2C qui nous amène à la jolie ruine du « cabanon de Nème »
Cabanon

Puits














puis à la citerne 578 où nous croisons une troupe nombreuse de jeunes « vététistes ».

Retour à notre point de départ en longeant les grands espaces clôturés dévolus aux chevaux et bovins de la manade.
Une belle randonnée agrémentée d'une météo favorable !
Texte : Sylviane   Photos : Sylviane, Rémy, J.Claude, Monique

jeudi 6 décembre 2018

JOYEUSES FETES

En ces périodes de l'année consacrées aux fêtes, toute l'équipe de l'ASPA vous souhaite un Joyeux Noël ainsi qu'une année nouvelle remplie de bonheur et d'amitié.
BONNES FETES A TOUS ET A TOUTES !



SORTIE DU 29 NOVEMBRE 2018 : ST Maximin, La Celle

Visite de la basilique à St Maximin
 Notre groupe de 13 personnes a été accueilli sur le parvis de la basilique, par la présidente de l'association « les Amis de la basilique » qui nous a offert une visite richement commentée.

La construction de la basilique a été décrétée, après la redécouverte des reliques de Sainte Marie Madeleine, par le pape Boniface VIII en 1295. Charles II,  roi de Naples, Comte de Provence entreprend alors les travaux de l'édifice, qui devient ainsi le troisième tombeau de la Chrétienté, après Jérusalem et Rome.


La basilique dont la façade n'a jamais été terminée abrite plusieurs chefs d’œuvres, notamment :
 - dans la nef centrale l'orgue Isnard ; la chaire en noyer massif surmontée de la statue de Ste Marie Madeleine ; le choeur des moines dominicains avec ses 94 stalles.



















- dans les travées, le retable d'Antoine Ronzen et ses 16 panneaux de la Passion du Christ ; la photo de la chape brodée de St Louis d'Anjou, trésor de la basilique (la chape est visible lors des journées du patrimoine).


- dans la crypte le reliquaire avec le crâne de la sainte ; les quatre sarcophages classés monuments historiques (sarcophages de sainte Marie Madeleine, de saint Sidoine, de sainte Marcelle, du massacre des saints innocents).

Notre guide nous a conduit ensuite dans la cour de l'ancien couvent des dominicains, devenu hôtel.
Cet ensemble monumental classé au Patrimoine fait l'objet de restaurations. L'association « les Amis de la basilique » le fait vivre en proposant des visites commentées et œuvre à la recherche de mécènes.

Visite de l'abbaye de La Celle
Après un repas qui nous a bien réchauffé et quelques minutes de trajet en voiture, nous voilà dans la galerie par laquelle nous pénétrons dans l'abbaye.

Notre guide nous souhaite la bienvenue et nous fait découvrir l'histoire de ce monument de style roman acquis par le département du Var en 1990.

Monastère de moines victorins et de moniales bénédictines, construit au XIe s, rasé et reconstruit au XIIe s., il devient un monastère féminin important et reçoit des filles de haut lignage. Il accueille 50 moniales .

Au XVIIe s., ne pouvant plus recruter de novices, la vie du monastère s'éteint. Le bâtiment est alors entretenu par la population puis vendu comme exploitation agricole au XVIIIe s.
Notre visite se déroule en suivant les galeries intérieures.
Dans l'église Ste Marie, attenante est entreposée une cuve de sarcophage datée du XIIe s. (qui a vraisemblablement été utilisée comme bac de fontaine avant d'être récupérée par le département ).
 On peut y voir un grand crucifix en bois (XVe - XVIe s.).

La salle capitulaire, où les visiteurs de marque étaient accueillis et où les moniales se réunissaient quotidiennement. Salle utilisée comme bergerie au XVIIIe s.  

La salle des moniales et le chauffoir. Un seul conduit de cheminée a été trouvé : seule partie chauffée du monastère située sous le dortoir. (non ouvert au public).
Le réfectoire communiquant avec la cuisine par une « fenestra » ( passe plat).


le réfectoire


La cuisine du monastère a réutilisé le sol en béton antique de la villa romaine pré-existante  qui était composée d'une installation viticole côté sud (côté cuisine du monastère) alors que les pièces d'habitation se situaient côté nord (côté église Ste Marie).

Les fouilles ont livré de nombreux éléments. Un contrepoids de pressoir antique a été réutilisé dans la base d'une canalisation de blocs taillés qui amenaient l'eau venant de la source de Font Vieille.
On accède aux galeries supérieures par un escalier extérieur aménagé récemment.
Depuis cette galerie nous entrons dans le dortoir. Les moniales y accédaient par un escalier en bois intérieur. Salle utilisée comme magnanerie au XVIIIe s.

Depuis cette terrasse, nous pouvons observer l'état d'avancement des travaux de conservation du site qui promettent certainement encore beaucoup d'autres découvertes...pour une prochaine visite.

Cour centrale, espace de méditation

galerie supérieure

 













Expositions La salle du réfectoire accueillait une exposition photo d'art de l'éphémère :« Les épouvantails » de  Hans Silvester.

Texte : Sylviane   Photos : Dominique, J.Claude, Monique


samedi 24 novembre 2018

SORTIE DU 17 NOVEMBRE 2018 : OLLIOULES


L'oppidum de la Courtine et le télégraphe Chappe
avec Raoul Décugis

Nous étions 10 personnes pour cette sortie qui nous a amenés jusqu'à Chateauvallon, à Ollioules, où Raoul Décugis nous attendait ( les bouchons sur l'autoroute nous ont un peu retardé) pour guider nos voitures jusqu'au réservoir du Canal de Provence, aménagé en point panoramique. Au Sud, la mer avec la rade de Toulon et le port de la Seyne ; au nord-ouest les falaises calcaires du Croupatier.
Départ réservoir  du canal de Provence
La randonnée pédestre a commencé sur une piste qui nous a conduit jusqu'à l'oppidum de la Courtine.Le plateau de basalte de la Courtine, outre sa position stratégique, présente des caractéristiques géologiques favorables à l'implantation d'habitat. Le basalte disponible en quantité pour l'édification des murs et du rempart. L'eau souterraine retenue par une couche inférieure, composée d'argile a permis l'installation de puits sur un plateau situé à 250m d'altitude.
mur en ruine de l'oppidum
puits de l'oppidum






L'oppidum de la Courtine était défendu naturellement au sud-ouest par une falaise et au nord et à l'Est par un rempart long de 600m, fait d'un mur de pierre sèche d'une épaisseur de 3m à 6m, et de 5m de hauteur, ponctué de tours carrées. L'oppidum s'étalait sur 6 ha et comptait 1500 habitants en 200 av. JC, au moment de l'apogée de l'occupation.
Ce site permettait aux tribus celto-ligures, les Camatulici, de surveiller tout le littoral depuis l'île du Levant jusqu'à la Ciotat.
Vers 100 av. JC, il a été démantelé par les Romains.



Utilisé comme carrière à meules au XIXe s., le site aurait bien pu disparaître au cours du XXe s. 
( pierres  prélevées pour le concassage) sans l'intervention de Jean Layet en 1948 qui a permis la fermeture de cette carrière à ciel ouvert.
vue sur la mer

une meule

meule de basalte
La randonnée s'est poursuivi vers le col du Télégraphe où se trouve, à proximité, la grotte du Patrimoine, un abri utilisé comme bergerie depuis fort longtemps et qui a été restauré par l'association « les Chemins du Patrimoine ».

Ensuite, c'est la montée vers le télégraphe*...où les messages venant de Paris et destinés à l'amiral du port de Toulon ( terminus télégraphe ) étaient prioritaires sur  ceux qui allaient de Toulon à Paris (Toulon, Ollioules, la Cadière, Cereyste, Roquefort, La Penne/Huveaune, St Marcel, Marseille …). Et nos randonneurs ont trouvé intuitivement le signal de priorité envoyé à l'Amiral (sic)!


Télégraphe* : Premier système de communication rapide par signaux visuels sophistiqués (jusqu'à 8000 mots) et sans porteur de message ; Invention de Claude Chappe, mis en place par les révolutionnaires en 1793 et utilisé jusqu'au milieu du XIXe s. Temps moyen de la transmission de message entre Paris et Toulon : 2h30.
La randonnée s'est poursuivi jusqu'à la limite du territoire des communes d'Ollioules et d'Evenos, jusqu'aux bornes situées sur la crête du mont Croupatier...
Après le pique-nique, le chemin du retour nous a conduit jusqu'aux  ruines de la bergerie du Détras aux alentours de laquelle se trouve un enclos apié (rucher constitué de niches dans un mur en pierre sèche pour y loger les ruches pendant l'hiver. Appelé aussi maison des abeilles ou mur d'abeilles). Nous y avons aussi trouvé les traces d'une autre activité : le gemmage ( récolte de la résine du pin).
enclos apié du Détras

pot de gemmage
texte : Sylviane   photos : Sylviane J.Claude