Bienvenue sur notre site - - - Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Auriolais - - - - - - - Nous espérons que vous aurez autant de plaisir à le parcourir que nous en avons eu à le créer.
vendredi 18 mars 2022
mardi 15 mars 2022
CONFERENCE du 26 février 2022
LE FRELON ASIATIQUE (Vespa Velutina )
Cette
conférence a réuni un nombreux public, apiculteurs, amateurs de miel, et
simples curieux de connaître les joies et les difficultés de l’apiculture.
Elle était animée par les membres du GAEG (Groupement Apicole d’Entraide du Garlaban) qui nous ont présenté différents dispositifs de défense contre ce frelon ainsi qu’une documentation complète sur la vie des abeilles, depuis les ruches jusqu’à la récolte du miel.
La soirée s’est
poursuivie par le visionnage d’un documentaire du Muséum National d’Histoire
Naturelle qui a capté l’attention de l’assistance.
Les connaissances à propos de Vespa velutina nous permettent aujourd’hui de savoir comment à partir d’une femelle fécondée réfugiée dans une céramique importée de Chine, il est arrivé en France et a envahit peu à peu l’Europe.
Le film nous a appris à le distinguer du frelon d’Europe, à reconnaître son nid caractérisé par l’ouverture d’entrée toujours latérale son mode d’attaque des abeilles ouvrières rentrant à la ruche et comment on peut protéger les ruchers de ce prédateur. Ce dernier point, avec des témoignages vécus, a fait l’objet du débat qui a suivi le film.
Une conférence
riche en informations et partage de connaissances, bien ancrée dans nos
préoccupations actuelles de protection de la biodiversité.
Merci au GAEG
pour cette soirée réussie.
Pour plus d’information
•
Film sur You tube : « Bilan des
connaissances sur l’invasion du frelon asiatique en France et dans le
monde » Claire Villemant
https://www.youtube.com/watch?v=iMmbpPzqUXo
•
Article « La découverte du Frelon asiatique
Vespa velutina, en France »
https://www.ada-aura.org/wp-content/uploads/2019/03/Dossier-thematique-frelon-INRA.pdf
•
Lien du site du Gaeg : https://gaeg.fr
lundi 10 janvier 2022
SAUVECLARE BELLEVUE
SORTIE MARCHE CULTURELLE 16 NOVEMBRE 2021
| Four à cade de la Cougourde |
Nous avons commencé par
la visite de l'infirmerie de Sauveclare qui servait à mettre en quarantaine des
pestiférés lors de la peste de 1720. Pourquoi avons-nous fait cette visite hors
contexte ? Un débroussaillage récent a permis de voir le bâtiment et la croix
apposée sur le mur de la façade.
Puis nous prenons le
chemin de la cougourde pour retrouver le four à cade visible depuis le feu du 6
avril 2021. Nous avons pu en comprendre le fonctionnement grâce à son état de
dégradation qui permet de bien visualiser les différentes parties comme la jarre,
la chambre de chauffe et les évents. Ces fours étaient construits pour produire
de l'huile de cade à partir de genévrier cade qui servait à soigner les animaux
(gale, dermite, piétin), les maladies de la peau des humains (psoriasis, eczéma,
acné, kératose) et aussi un antiseptique et un cicatrisant pour les arbres.
L’huile est produite grâce à une réaction de pyrogénation avec une température
dans le four de 250 °C. « L'enguentié » recueillait environ 20
L d'huile et le travail avec le four commençait dès l'aube pour finir en
combustion lente toute la nuit. « L'enguentié » habitait une petite
maison à côté du four.
Un deuxième four à cade
a été découvert dans ce même chemin de la cougourde mais beaucoup plus
endommagé et qui a survécu au passage des pompiers lors du feu d’avril. Nous
comptions jusqu'à maintenant 5 fours à cade et ce serait donc un sixième. Nous
sommes loin des 52 fours de Signes !
Ensuite nous avons
rejoint le DFCI pour monter à Bellevue et observer un champ de pierres qui
serait une carrière pour la construction de restanques. Nous sommes redescendus
et nous avons vu les restes probables d'un four à chaux.
Texte :
Sylviane
dimanche 2 janvier 2022
BONNE ANNEE 2022
samedi 18 décembre 2021
JOYEUX NOEL et BONNES FETES
A l'approche des fêtes nous vous souhaitons de passer un très joyeux noël et que l'année prochaine nous fasse oublier les jours difficiles vécus en 2021.
Bien amicalement.
MUSEE DES GUEULES ROUGES
visite du 08 / 12 /2021
Ce mercredi 20 décembre 2021, notre groupe composé de 14
personnes a été très bien accueilli au musée des gueules rouges à Tourves.
Nous avons benéficié d'une visite guidée qui nous a
permis de remonter le temps. Dans une friche industrielle ( c'est à dire les
anciennes cuves de la cave coopérative de Tourves qui ont été ouvertes sur un
côté) le Musée s'est ouvert en 2012 sur l'impulsion du maire Maurice Contans,
issu d'une famille de mineurs qui voulait conserver la mémoire de
l'exploitation minière de la bauxite et ce, malgré un incendie de la toiture
en 2010.
Découverte en 1821 sur la commune des Baux de
Provence, ce minerai prendra le nom de bauxite.
Les premières extractions se font à Cabasse en 1873.
Nous commençons par la visite de la galerie. Les
techniques anciennes d'extractions sont mises en scènes, avec les wagonnets que
l'on poussait dès que les enfants avaient 18 ans, puis à l'aide de mules et de
mulets, enfin par un "locotracteur".
La mécanisation de l'extraction va soulager le travail
jusqu'à l'automatisation de l'évacuation.
La dernière mine ferme ses portes en décembre 1989 à
Cabasse malgré les grèves.
Nous nous rappelons le passage des camions de bauxite
dans Auriol pour alimenter l'usine Péchiney de Marseille.
Les différents étages du musée nous renseignent sur les
différentes bauxites dans le monde, sur l'organisation et les métiers de la
mine, la présence de l'aluminium dans notre vie quotidienne, son utilisation
dans la cuisine (cocotte-minute, plats, vaisselle,.....).
A Auriol, dès 1862, on a extrait du « minerai
alumineux ». Ce courrier tiré
des archives communales (AC 1R1*) nous permet de situer la mine , la durée de
l'exploitation, la quantité de minerai extraite et d'identifier la société
d'exploitants qui deviendra la société Péchiney ( doc wikipedia**).
* AC. 1R1
Registre des courriers (transcription)
« Le 28 mai 1862 – Courrier à Mr
Merle, négociant à Alais ( Gard)
D'après un traité passé administrativement le 9 février
1861, la commune d'Auriol et M. Wolski ingénieur agissant en votre nom, il vous
a été cédé le droit d'exploiter et d'extraire du minerai alumineux dans une
partie de la forêt communale d'Auriol pendant 9 années à partir du jour de
l'arrêté d'autorisation de l'autorité supérieure intervenu le 23 mars 1861
L'indemnité à payer à la commune d'Auriol était fixéed à
raison de 50 centimes par tonne de minerai tiré mis en charrette et pesé sur la
bascule publique mais le minimum d'extraction est de 250 tonnes par ans et
l'indemnité annuelle s'élèvera au moins à 125 fr.
Le paiement de cette indemnité doit avoir lieu dans la
caisse du receveur municipal d'Auriol en une seule fois à chaque fin d'année du
bail.
J'ai l'honneur de vous prier de faire verser chez ce
comptable l'indemnité de 125 fr échue le 23 mars dernier »
** https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_des_produits_chimiques_d%27Alais_et_de_la_Camargue
« La Compagnie
des produits chimiques d'Alais et de la Camargue est fondée le 24 août 1855 par le
chimiste Henry Merle et Jean-Baptiste Guimet, pour produire de
la soude à Salindres, le « berceau
de l'aluminium », dans le Gard. Le nom d'Alais
correspond à la ville d'Alès. Salindres étant proche des vignobles de l'Hérault, alors ravagés par le mildiou, une large extension
fut donnée à la production de sulfate de cuivre, premier de la série
des produits pour la défense des cultures.
En 1860, Henry
Merle décide de diversifier
les activités de son entreprise et se lance dans l'aluminium, métal cher et peu
utilisé, dont elle aura le quasi-monopole de la production
en France par des procédés chimiques pendant trois décennies.
La Compagnie des
produits chimiques d'Alais et de la Camargue, ... est l'un des deux grands groupes industriels à
l'origine de la fusion de 1921 avec la SEMF de Paul
Héroult,
qui la voit rebaptisée « Compagnie de Produits chimiques d'Alès, Froges et
Camargue », pour intégrer le nom de Froges, en attendant de prendre le nom
de Péchiney en 1950."
***Autre référence bibliographique locale :
Article « La bauxite de la Sainte Baume » par Yohann Offant et
Jean Jacques Salone dans la revue Pays Sainte-Baume N° 27
Texte : Geneviève Photos : Sylvie