dimanche 15 mai 2022

CEREMONIE EN HOMMAGE A JEAN LE DANTEC ET JEAN MAZET : 14 mai 2022


Moment émouvant de souvenirs et d'anecdotes partagé par les familles et toutes les personnes présentes.



Remerciements à Madame Le Maire qui a pris quelques instants dans son agenda chargé de ce samedi, en nous honorant de sa présence et en remerciant les membres de l'ASPA pour le travail remarquable réalisé durant toutes ces années sur le patrimoine d'Auriol.




















                             







lundi 9 mai 2022

SORTIE DU MERCREDI 4 MAI : OLLIOULES

 Nous étions neuf personnes pour cette sortie où nous avons visité, le matin, le tout nouveau Musée de la Fleur, situé en centre-ville dans l’ancien couvent des Observantins ; et l’après-midi, le canal des arrosants dans les gorges d’Ollioules.

Raoul Décugis, notre guide a richement commenté ces deux visites.

 La culture des fleurs s’est développée à Ollioules grâce à un micro climat propice, une terre riche et l’abondance de l’eau.

          

Si, dans un premier temps les « cultures à sec » : immortelles et bulbes de narcisse ont porté au-delà des mers la renommée d’Ollioules, l’arrivée du train en 1859 a donné un immense élan à la production de fleurs coupées des « cultures arrosées » : narcisses, anémones, soucis, tulipes, oeillets… En réduisant le temps de transport, les fleurs partaient au train du soir pour se trouver le lendemain matin sur le marché de Convent Garden à Londres .

 

        

Un petit film vidéo permet de voir la fabrication des premiers paniers qui garantissaient la fraîcheur des fleurs durant le voyage. Ces paniers étaient adaptés au transport. Légers, aérés et très solides ils ont remplacé les caisses en bois. Ce sont des artisans vanniers venus de Toscane qui ont apporté ce savoir-faire avec un matériau local gratuit : les cannes provençales effeuillées et fendues.

 Exposition d’outils anciens, maquettes de plantation d’oeillets, photos des années 1960 témoignant de l’énorme succès des batailles de fleurs ont complété notre visite du musée. Nous avons terminé par une courte visite dans le Jardin des Heures.

  

Le pique-nique de midi nous a rapproché d’une ancienne et belle noria dans les gorges d’Ollioules où coule La Reppe, le fleuve côtier du lieu. L’après midi, était consacrée au canal, après une courte visite au four à chaux restauré par Les Chemins du Patrimoine.

Gorges de Noria
Four à chaux

L’abondance en eau du terroir d’Ollioules est le fruit de plusieurs siècles de domestication de l’eau des sources dont la Ripelle.  Le « bial » ( canal) dont nous avons visité une partie souterraine est cité dans les archives dès 1448. Il était alors utilisé autant pour l’arrosage que pour la force motrice des moulins. l’ASA Association Syndicale autorisée qui le gère, compte aujourd’hui (2022) une centaine d’adhérents arrosants.
Le canal permettait à chaque agriculteur d’arroser sa parcelle en ouvrant la vanne durant un certain nombre de minutes (1 mn d’eau permet d’arroser 50m2) jusqu’à l’arrivée de l’eau du Canal de Provence en 1976.

 




Notes prises dans le carnet du garde canal qui était chargé de la juste répartition de l’eau ( carnet exposé au musée):

« Ouvrir les cadenas des martelières (vannes) de Saint Roch et d’Entre les Horts, donner un coup de trompe à 16h30 précises, à ce moment au moulin neuf, Mr Barabaroux ferme la grande vanne dont il a une clef ensuite le garde canal passe au moulin neuf et décadenasse la martelière qui arrose les jardins Barbaroux et Reboul. ».

Trompe du garde canal

C’était une belle journée, riche d’enseignements et de bonne humeur !

 

Le musée est ouvert du mercredi au samedi, entrée gratuite :

https://www.ollioules.fr/decouvrir-ollioules/patrimoine/musee-de-la-fleur-dollioules-et-le-jardin-des-heures/

Documentation « L’horticulture à Ollioules »des Chroniques du Patrimoine.

 

mercredi 4 mai 2022

Un aperçu de quelques balades botaniques

 Le 6 janvier 2022, au Vallon de Cougourde.

Le couvert végétal réapparaît après l’incendie d’avril 2021.

 

Le 27 janvier, depuis St Jean du Puy , vue sur Trets et la Sainte Victoire.

Le 3 février  les Globulaires sur le GR13 en direction de Roquevaire.

Le 10 février fougères polypodes vulgaires à la Source de Lazare.

Le 17 février les anémones couronnées sur le chemin de Ste Croix.

Le 24 février, euphorbe ... dans le lit de l’Huveaune, et l’un des derniers hauts platanes qui disparaît des rives ( aval du pont St Pierre).

                     

Le 3 mars, depuis la chapelle St Clair , vue sur St Zacharie.



 

 

vendredi 22 avril 2022

4 AVRIL 2022 : SORTIE LE BAOU ROUGE à AURIOL

Notre promenade nous a conduits jusqu’à l’oppidum du Baou Rouge, site habité jusqu’au IIème s. av. JC. Nous étions 22 personnes sur les traces de nos ancêtres celto-ligures.

 
Grâce à l’aimable autorisation des propriétaires, par un sentier depuis la Parette, puis une petite piste nous avons atteint le col du Baou rouge.

A partir du col, l’ascension vers le plateau suspendu au-dessus de l’imposante falaise se fait par un sentier étroit qui serpente en lacets dans une végétation basse et très dense faite d’argelas (ajoncs de Provence), de chênes à kermès et de cistes cotonneux, ponctuée ça et là de petits pins, de chênes verts et de bouquets de genets spartium.

                                   


 

Narcisse douteux
  
Valériane tubéreuse rose
                                     










A l’arrivée sur le plateau, il nous a fallu franchir les vestiges du rempart bien éboulé, et se frayer un passage dans cette végétation serrée qui griffe nos mollets et cache d’autres vestiges.

 



Nous avons pique-niqué sur ce site vieux de 2200 ans au moins, pour prendre des forces avant d’explorer la place. Nous avons déniché la dalle de pierre avec trou destiné à recevoir un poteau (soutenant un toit?), les restes des murs de pierre sèche d’habitations, de nombreux amas de pierres, les enclos pour les animaux.




L’oppidum s’étendait sur un espace de 50m sur 20m environ.

Les plus courageux d’entre nous ont dégagé un muret de la végétation qui délogeait ses pierres.

Geneviève a guidé et documenté cette sortie nous permettant de mesurer l’œuvre du temps sur l’état du site.

Éric, en géomorphologue, nous a offert une lecture du paysage. Voir la documentation :

http://www.ecomusee-sainte-baume.asso.fr/conteneur2.php?fichier=http://www.ecomusee-sainte-baume.asso.fr/patrimoine/nature/geologie/GeoMD/affiche-le-pdf.htm

 https://www.pnr-saintebaume.fr/decouvrir/la-sainte-baume/une-montagne-en-provence/belvedere-mediterraneen/

 Très belle sortie !