mardi 15 octobre 2019

SORTIE DU LUNDI 14 OCTOBRE 2019 : PERNES LES FONTAINES et LE CARBET AMAZONIEN

19 personnes étaient présentes par cette belle journée ensoleillée, encore chaude pour la saison. Après répartition dans les véhicules, le départ est donné, direction le Vaucluse.
Pernes les Fontaines :
Cette cité millénaire, ancienne capitale du Comtat Venaissin, est située entre Carpentras et l’Isle sur la Sorgue. Mais c’est aussi une ville d’Histoire, de traditions et d’art. Pas moins de 41 fontaines jalonnent la cité. Les plus célèbres sont celles dites du Gigot près de la Tour Ferrande datant du XIIIème siècle et celle du Cormoran à côté de la halle couverte du XVIIème siècle.

Fontaine du Cormoran
  

Grâce à la documentation remise par l’office du tourisme, nous allons pouvoir découvrir à notre rythme le circuit de ces ouvrages discrets ou imposants, parfois à mascarons ou bien sculptés. Nous choisissons le fléchage bleu pour un circuit d’un peu plus d’une heure. Ces flèches de fonte, (quelquefois difficiles à repérer), vont nous guider à travers les rues du village pour découvrir, en plus des fontaines, des petits lavoirs, des hôtels particuliers des XVII et XVIIIème siècles, des jardins, des vestiges médiévaux, des tours, des placettes, des calades et des ruelles colorées. On regrettera pourtant de ne pas entendre le doux murmure de l’eau car nombreuses sont celles qui ne coulent pas !
 




 

















  
Il est déjà l’heure de pique-niquer. Notre choix se porte naturellement vers les bancs situés en bordure de la Nesque qui nous offrent un bien agréable cadre de verdure. Direction ensuite vers
le Carbet Amazonien :
Il s’agit d’une ferme d’élevage de papillons sud-américains créée par Patrick Bousquet et sa femme. La serre, luxuriante, humide et chaude, renferme également une grande variété de plantes tropicales. Nous pouvons y observer avec ravissement les nombreux papillons qui évoluent autour de nous, se posent sur les fleurs ou sur les fruits pour butiner. C’est une succession de couleurs éclatantes, de battements d’ailes allant du bleu intense pour les Morphos ( ailes ouvertes), très difficiles à photographier,  au jaune orangé, toute la palette des couleurs gracieusement disposée sur les formes ouvragées de ces élytres. 
Morpho ailes fermées
Morpho ailes ouvertes




















































Dans la pièce attenante à la serre nous pouvons observer la métamorphose des insectes qui se nourrissent et se reproduisent. Patrick Bousquet viendra se joindre à nous pour commenter et expliquer ce monde fascinant.


texte : Chriss  Photos : Rémy, Chriss


lundi 7 octobre 2019

SORTIE DU 3 OCTOBRE 2019 : "LES PIERRES GRAVEES DU GARLABAN"

Nous étions 9 marcheurs de l'ASPA, guidés par nos amis Jean Luc, Alice et Jacques des « Amis de l'Huveaune » pour cette balade à la découverte des pierres gravées du Garlaban.
Partis depuis le parking du puits de Raimu, nous arrivons au col d’Aubignane, avec vue sur les les barres rocheuses du St Esprit où se trouvent les vestiges du « village-décor » construit par Marius Brouquié, maçon et ami de Marcel Pagnol, pour les besoins des films Angèle et Regain.
Vestiges d'Aubignane


Jean Luc nous apprend que cette dénomination « Aubignane », qui figure officiellement sur les cartes topographiques, est l'héritière de cette aventure cinématographique des années 1930 et non pas venue d'un passé plus lointain !

Ensuite, la large piste DFCI du Draioulet nous emmène directement sur les dalles gravées par Louis Douard (entre 2006 et 2018 après JC.) 



Cétonia
Chèvre


Chardon















L'ascension se poursuit vers le mamelon du Garlaban. Nous avons un panorama splendide que le mistral a balayé, sur les alentours.
Vue sur Marseille
Vue sur Grande Tête Rouge










Vue sur le Garlaban




Vue sur le Taoumé










Le mistral cesse de souffler, et nous apprécions la pause pique-nique près d'un petit bois de pins. 
Au retour, nous quittons la piste du Draioulet pour emprunter un sentier escarpé qui descend dans le vallon, à notre droite. Nous arrivons à  la grotte du Cerf, sa petite source et une curiosité que peu connaissent, puis la grotte du Plantier, dite grotte de Manon.
Grotte du Cerf

Source de la grotte

Grotte du Plantier

Barres rocheuses de la grotte du Cerf et de celle du Plantier





















De retour au col d'Aubignane nous terminons notre balade par la ferme d'Angèle et, plus loin sous les pins, nous trouvons le puits d'Angèle.
Puits d'Angèle
Texte : Sylviane    Photos : Sylviane

dimanche 29 septembre 2019

SORTIE DU JEUDI 26 SEPTEMBRE 2019 : LAMANON et LE SITE DE CALES


LAMANON
Nous arrivons sur place vers 10h30 et nous dirigeons immédiatement vers « le Cabaret » (ancien hôtel particulier) qui héberge désormais le petit musée. Dans cette unique salle, nous sommes accueillis par Madame Yolande Proutière, présidente de l’association « Calès-St Denis Lamanon » qui va nous donner des renseignements historiques et archéologiques sur l’occupation du site depuis le Néolithique jusqu’à nos jours.


On peut y observer des vitrines, des plans, des photos, des maquettes, des céramiques et des objets trouvés dans l’église Saint Denis, des panneaux retraçant l’épopée du télégraphe aérien Chappe ainsi que l’exploitation de la résine à Lamanon.

Direction ensuite vers LE SITE DE CALES.
Il se situe à l’est du massif du Défends. Il a été occupé depuis 3500 ans avant JC jusqu’au 16ème siècle. Notre périple commence par la « grimpette » d’une calade (chemin pavé en pente avec quelques marches). En progressant, on peut observer des caniveaux de récupération d’eau qui évitent le ravinement de la colline et de la calade, des empreintes creusées dans la roche par les roues des charrettes de l’époque… 




















En continuant nous entrons dans le cirque par une enceinte fortifiée et découvrons de nombreuses grottes troglodytiques creusées dans la paroi tendre. Initialement elles ont été créées en extrayant des blocs de pierres nécessaires à la construction du château féodal. Elles ont été ensuite transformées en habitat troglodyte pour héberger la population vivant dans ce cirque sous la tutelle du seigneur.  

                   



 Au Moyen-Age, à son apogée, le village abritait près de 200 âmes. On pourra y observer des points d’ancrage de poutres, de larges fenêtres, des niches, des anneaux de suspension, une salle de tribunal, des rigoles qui dirigeaient les eaux de ruissellement vers les citernes ou les aiguiers…























Après la pause déjeuner de midi et demi, nous retrouvons notre guide près de l’église St Denis. Elle nous en ouvre les portes et nous retrace l’histoire de ce monument. Nommé au préalable Saint Marcellin, il obéit aux 3 règles qui ont permis son édification : il se situe sur l’emplacement d’un ancien lieu de culte, il est orienté est-ouest et de l’eau passe sous l’autel. Cette église demeure le seul élément intact de l’occupation médiévale.


















L’heure tournant et notre guide devant rejoindre son lieu de travail, c’est donc seuls que nous continuons notre périple. Par manque de panneaux indicatifs, nous progressons à tâtons et revenons quelquefois sur nos pas, faute d’avoir trouvé le bon chemin. Nous finissons par nous diriger vers les vestiges du château féodal en grimpant et en empruntant des escaliers taillés dans le roc. 

Ce castel fut construit sur un piton rocheux qui domine la plaine de la Durance et de La Crau. La porte est remarquable avec ses huit corbeaux et ses mâchicoulis.
Puis nos pas nous conduisent vers la Vierge à l’enfant, située sur l’emplacement de l’ancien donjon. Elle est la reproduction nous dit-on de celle de La Garde à Marseille. Le vent souffle fort à cet endroit !
Nous prenons la descente qui va nous permettre de retourner dans le cirque puis de rejoindre la calade et nos voitures.
Nous décidons d’aller voir le platane géant. Mais hélas, situé sur une propriété privée, nous ne le verrons qu’en circulant sur la route départementale qui nous ramène à Auriol. Il mesure environ 25 mètres de hauteur et sa frondaison s'étend sur 1 250 m2. Son tronc a une circonférence de 8 mètres. Il fait partie des Arbres remarquables de France. Il aurait été planté au XVI ème siècle par Catherine de Médicis, venue rendre visite à Nostradamus.
Texte : Chriss   Photos : Rémy