Bonne lecture et à bientôt.
Bienvenue sur notre site - - - Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Auriolais - - - - - - - Nous espérons que vous aurez autant de plaisir à le parcourir que nous en avons eu à le créer.
lundi 27 juillet 2015
PROGRAMME DU DERNIER TRIMESTRE 2015
Il vient juste d'être publié. Vous le trouverez dans la rubrique " calendrier sorties conférences" de notre blog.
mercredi 22 juillet 2015
INSCRIPTION GROTTE CHAUVET
Attention !
Si vous souhaitez participer à la sortie du 5 novembre à la grotte Chauvet, il ne vous reste que quelques jours pour vous inscrire et nous faire parvenir votre chèque de réservation (13 euros) à l'ordre de l'ASPA.
Adresse :
ASPA, Mairie d'Auriol, 13390 AURIOL.
A partir du 1er Août, les inscriptions seront closes.
Par ailleurs nous vous rappelons qu'il faudra prévoir, pour le covoiturage, 81 euros par voiture, un piquenique tiré du sac ou un repas sur place pour ceux qui le désirent.
Si vous souhaitez participer à la sortie du 5 novembre à la grotte Chauvet, il ne vous reste que quelques jours pour vous inscrire et nous faire parvenir votre chèque de réservation (13 euros) à l'ordre de l'ASPA.
Adresse :
ASPA, Mairie d'Auriol, 13390 AURIOL.
A partir du 1er Août, les inscriptions seront closes.
Par ailleurs nous vous rappelons qu'il faudra prévoir, pour le covoiturage, 81 euros par voiture, un piquenique tiré du sac ou un repas sur place pour ceux qui le désirent.
mercredi 10 juin 2015
NOUVEAUTES DE LA RENTREE EN SEPTEMBRE
Pour la reprise des activités, deux nouveautés : une cotisation
pour les couples à 20 € (inchangée à 15€ si individuelle) et une nouvelle
organisation pour le paiement de celle-ci.
Elle vous sera demandée dès le mois de SEPTEMBRE (alignement avec les autres associations) afin de faciliter la
trésorerie. Vous pouvez trouver dès à présent le bulletin d'adhésion (à imprimer) dans la rubrique " nous contacter, nous rejoindre".
Par ailleurs, l'organisation de notre fête conviviale va également se modifier : elle se tiendra cette année en septembre, sous forme d'un pique-nique dans les jardins du moulin St Claude.
Nous vous expliquerons tout cela par la suite.
En attendant : "Bonnes vacances à tous !"
Nous vous retrouverons avec plaisir dès la rentrée !
En attendant : "Bonnes vacances à tous !"
Nous vous retrouverons avec plaisir dès la rentrée !
mardi 9 juin 2015
VENDREDI 5 JUIN 2015 : DERNIERE SORTIE AVANT LES VACANCES
Dans le cadre des Fêtes de l’Huveaune
à Auriol :
Sortie aux Encanaux
Départ du Moulin St Claude où le covoiturage s’organise jusqu’au parking des Encanaux.
Deux groupes se forment : les « petits »
marcheurs et les « bons ». Ils
vont se diriger ensembles vers la glacière.
La première équipe s’y arrête pour se documenter sur
l’histoire de la glace et visiter les lieux, tandis que la seconde part d’un bon pas vers les Infernets et les
Grottes (Grottes de la Figuière, des Infernets,
des Morts).
Elles se retrouveront pour le repas.
Les petits marcheurs repartent de la glacière et
tranquillement se dirigent vers « le Pont des Encanaux » en appréciant la promenade au bord de l’eau.
Ils iront jusqu’aux tables de pierres et en choisiront une pour laisser leurs sacs. Ils se reposeront en lisant l’histoire des 4 glacières
d’Auriol.
Puis nouveau départ pour un petit parcours facile sur le chemin des chèvres, jusqu’aux
rochers.
Peu après leur retour à la table choisie, les bons marcheurs
arriveront, affamés.
Le repas fut très convivial et le repos qui suivit fut fort
apprécié.
Ce fut une excellente journée malgré la température élevée.
vendredi 22 mai 2015
SORTIE A TRETS le mardi 19 mai 2015
Aujourd’hui, mardi 19 mai, départ pour visiter la ville
de Trets. Nous sommes 17 participants.
Entourée par les communes de Saint-Zacharie, Rousset et
Peynier, elle est située entre la Sainte Victoire et les Monts Auréliens, à 25
minutes d’Aix en Provence, 35 minutes d’Aubagne et 40 minutes de Marseille, en
plein cœur de la Provence.
Des remparts entourent le cœur de la ville. Nous allons
parcourir les petites rues étroites et tortueuses durant la
matinée avec notre guide, Monsieur Giraud.
Trets est une ville médiévale dont il reste de nombreux
vestiges. Tout d’abord :
Le Château Seigneurial avec ses remparts et ses deux
tours-portes carrées. Il fut construit par les descendants des vicomtes de Marseille
et fut plusieurs fois agrandi.
On peut voir
encore à l’intérieur deux
magnifiques plafonds peints et l’escalier avec sa rampe en pierre de
taille.
Les remparts possédaient 8 tours carrées à l’origine et
trois portes fortifiées (d’Amont, de Clastre, de Pourrières). Deux seules sont
encore visibles.
Les maisons anciennes, construites sur des arcs jetés
au-dessus des rues qui forment des porches
nous surprennent.
Ce passage en chicane, voûté, était peut-être destiné à
isoler l’hôpital du bourg, en cas d’épidémie.
Autre explication, ce passage très bas, aurait pu être un
élément d’architecture défensif, obligeant des attaquants à cheval à mettre
pied à terre.
En tout état de cause, il existait là un accès au chemin
de ronde des remparts.
Par acte du 30 janvier 1655, Gaspard de Foresta, Seigneur
de Trets, décide d’établir des Pères Minimes à Trets.
Un important couvent doté de murs de deux mètres
d’épaisseur est alors construit hors des remparts, près de la Porte de Clastre.
Ce couvent sera abandonné et vendu par les religieux vers
1775.
Nous progressons ensuite vers la Porte de Pourrières.
Cette porte
constituait au 14ème siècle l’entrée principale de la ville.
Il s’agit d’une tour rectangulaire édifiée en pierres de
taille.
Elle porte les traces de l’existence d’une herse. Les
mâchicoulis sont intacts.
La façade ne présente pas d’archères.
Nous terminons notre visite matinale par le quartier des
juifs
En 1182, les juifs, expulsés du Royaume de France, sont
accueillis par les comtes de Provence.
Ceux de Trets obtiennent l’autorisation d’avoir une
synagogue …que l’on n’a pas trouvée à ce jour.
On pensait qu’elle
était localisée dans cette maison romane monumentale de l’actuelle rue
Paul Bert.
La maison conserve sa façade en pierre de taille
d’époque. On peut y voir de belles moulures de marbre blanc. Elle a été
classée parmi les monuments historiques
en 1926.
Après la pause repas, qui fut rapide à cause de la bruine
qui ne favorisait pas la durée du pique-nique, nous avons rendez-vous avec
Monsieur Robert Oliva pour visiter l’église Notre-Dame de Nazareth.
Cet édifice a une histoire très riche. On situe son
fondement au 4ème siècle (origine
paléochrétienne).
L’église conserve le chœur de cette période ce qui en
fait l’un des édifices chrétiens les plus anciens de la Provence.
C’est un ancien prieuré de style roman provençal comme
en témoignent ses absides et ses nefs voûtées en berceau plein cintre, ses chapelles gothiques, et son clocher massif
inachevé, son Maître autel
constitué par le
Rétable de l’Annonciation, et le
bas-relief en marbre de Veyrier qui fut un élève de Puget. Reliquaire,
tableaux de valeur , chemin de Croix, baptistère, vierges , l’art est partout.
Nous quittons à regret notre guide pour retrouver nos
véhicules. Nous décidons alors de prendre la route de St Zacharie pour faire
une halte à la fromagerie de Kirbon.
Les achats effectués, nous rentrons sur Auriol, ravis de
cette sortie.
mardi 21 avril 2015
CONFERENCE DU 18 AVRIL 2015
Sous l’appellation «paroir ou paradou».
Premier paroir connu en Provence, celui de Brignoles en
1491, puis celui de la Celle, de Tourves en 1654, un peu plus tard de Gémenos.
Inventé par les Chinois III siècle avant JC, le secret de la
fabrication du papier ne sera dévoilé aux Arabes que lors de la bataille de
Talas, suite à la capture de prisonniers chinois.
En 751 à Samarkand première papeterie, 1056 en Espagne,
1276 en Italie, enfin en France. Mais en 1184 au Maroc, 184
papeteries !
Avec l’invention de l’imprimerie par Gutenberg
en 1450, le nombre en explosera partout.
En France 3 rois
favoriseront son expansion : François 1er (le Français langue officielle par
l’ordonnance de Villers-Cotterêts),
Henri IV qui favorise les échanges, Louis XIV avec le commerce vers les
Echelles du Levant.
Les grands principes
de la fabrication :
Identification du fabricant par
le filigrane.
Les différents formats (cloche,
croisette…)
Les règlements de la profession.
Le papier se fait à partir de chiffons de lin, de coton, après délissage (enlèvement de boutons,
agrafes, coutures), puis pourrissage,
broyage dans les piles à l’aide de maillets, élaboration de la feuille en plongeant dans la pâte le châssis et la
couverte pour l’épaisseur, égouttage sur un feutre, étendage, encollage, lissage sur
une planche à l’aide de la pierre.
Le dessin du filigrane était cousu sur le châssis avec le
même fil de cuivre ou de laiton que le fin
grillage qui en formait la trame.
La fabrication avec la pate à bois sera inventée par le
savant Réaumur mais attribuée à keller
qui en déposa le brevet.
Elle réclamait plus
d’espace que celle avec les chiffons. Mais ces derniers devenant rares, c’est
elle qui lui sera préférée.
samedi 11 avril 2015
LE CAMP DES MILLES : vendredi 10 avril 2015
Nous sommes
28 participants qui nous retrouvons sur
le parking du moulin St Claude pour un départ en covoiturage, direction Aix-en-Provence :
le camp des Milles.
C’était un camp d'internement et de
déportation français, ouvert en septembre 1939, dans une tuilerie désaffectée,
au hameau des Milles. Il abrite aujourd'hui un
important musée historique, tourné vers l'Éducation et la Culture (inauguré
en 1992).
Son action est destinée à renforcer la vigilance et
la responsabilité de chacun, face aux racismes, à l'antisémitisme et à tous les
fanatismes.
Dans
ce bâtiment furent internées entre 1939 et 1942, plus de 10 000 personnes dans
des conditions très dures. L'histoire de ce camp témoigne de l'engrenage des
intolérances successives, xénophobe, idéologique et antisémite qui conduisit à
la déportation de plus de 2 000 hommes, femmes et enfants juifs depuis le Camp
des Milles vers le Camp d'extermination d'Auschwitz, via Drancy et Rivesaltes.
Ils faisaient partie des 10 000 Juifs de la
zone dite "libre", qui, avant même l'occupation de cette zone, ont
été livrés aux nazis par le gouvernement de Vichy, puis assassinés dans le
cadre de la "Solution finale" (même des enfants !).
Ce Camp a aussi abrité au début une importante communauté d'intellectuels
et d'artistes européens, allemands en particulier (des
indésirables), dont beaucoup étaient internationalement reconnus, tels que Max Ernst
et Hans Bellmer, des prix Nobel, des hommes politiques, des journalistes... De
l'enfermement et des privations ont émergé une forte émulation créative et une
volonté d'utiliser l'art
pour résister à la déshumanisation programmée.
A l’intérieur d’un four à tuiles, appelé du nom d’un célèbre café-concert allemand, des moments culturels étaient organisés, à la bougie. Beaucoup de traces de
cette création artistique foisonnante demeurent sur les murs du camp.
UNE VISITE EN TROIS VOLETS
Le parcours s’effectue sur 3 niveaux et est balisé de bornes audiovisuelles qui reconstituent les destins individuels d’internés, célèbres ou inconnus.
1 - UN VOLET HISTORIQUE
Notre guide commence par une présentation de l'histoire du Camp, de son contexte local, national, européen et mondial. Différentes salles nous aideront à resituer la place du camp dans l'histoire générale (montée du nazisme, guerre, Résistance, rafles et camps dans la région...), et dans les diverses phases répressives qui mènent de l'internement des ressortissants du Reich à la déportation des Juifs. Un film retrace avec minutie l’évocation de la « montée des périls ».
2 - UN VOLET MÉMORIEL
Nous avons également accès aux dessins et peintures laissés sur les murs.
À l'intérieur du bâtiment principal de la Tuilerie, une muséographie laissera s'exprimer la force évocatrice des lieux préservés en l'état.
Un espace est dédié aux "actes justes" de résistance et de sauvetage.
Les
transferts et les rafles de l'été 1942 laissaient présager de grandes menaces
pour les internés. Durant ces jours sombres, les Œuvres de secours tentèrent
désespérément de sauver le maximum d'internés, et notamment les enfants. Malgré
une étroite surveillance, certains internés parviendront à s'échapper et à se
cacher, grâce notamment au concours de quelques habitants des environs,
d'organisations juives (telle l’OSE) ou de réseaux de sauvetage, en marge
souvent des Églises catholique, protestante et orthodoxe. L'action de ces
individus isolés et de ces filières, parfois liées entre elles, permettront de
sauver des dizaines de Juifs persécutés, en les cachant, en les dirigeant vers
des zones de refuge comme le Chambon-sur-Lignon, voire en les conduisant à
l'étranger, le plus souvent la Suisse ou l'Espagne. Pour cela, certains d'entre
eux se sont vus décerner le titre de «Juste parmi les Nations» par l'État
d'Israël.
3 - UN VOLET RÉFLEXIF
Dans cette section sont présentés :
- tout d'abord un film sur 3 écrans décrivant les grandes étapes vers les génocides et les résistances possibles,
- ensuite des analyses scientifiques et des expériences qui permettent de mieux comprendre les engrenages et les mécanismes ( préjugés, passivité, soumission aveugle à l'autorité...) qui conduisirent au pire. Ce troisième volet est destiné à renforcer la vigilance et la responsabilité du visiteur.
Nous
avons ensuite accès aux espaces extérieurs du camp, direction la Salle
des Peintures murales (ancien réfectoire des gardiens) avec d’imposantes œuvres
réalisées par des artistes internés entre 1940 et 1941 et restaurées.
Notre visite se termine ici. Certains néanmoins ressentent le besoin de se diriger vers le Wagon du Souvenir, sur les lieux mêmes du départ pour la déportation.
Ce fut un après-midi à la fois très bouleversant et riche en
enseignements. Il incite à la réflexion pour
que jamais plus de telles atrocités ne puissent
se produire.
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